
Guerre d’usure et tensions à Téhéran
Téhéran a, ce dimanche, accepté de répondre à la proposition de paix formulée par les États-Unis. Le contenu de cette réponse n’a pas encore été rendu public, mais les déclarations du président iranien Massoud Pezeshkian, empreintes de menaces, suggèrent qu’un accord est peu probable. Si cette situation se confirme, elle pourrait conduire à une reprise des bombardements, remettant ainsi les acteurs au point de départ.
Deux mois et demi après le début du conflit, aucun des objectifs fixés par les États-Unis n’a été atteint. Le régime iranien des mollahs demeure en place, les stocks d’uranium enrichi n’ont pas été détruits, et le détroit d’Ormuz reste bloqué. Les capacités militaires de la République islamique semblent intactes, voire renforcées, ce qui soulève des doutes quant à leur affaiblissement.
Cette guerre a engendré une crise économique mondiale dont les effets ne font que commencer à se faire sentir. Elle a également mis à mal l’image de superpuissance militaire des États-Unis. Malgré leur supériorité technologique, les forces américaines n’ont pas réussi à déstabiliser un pays comme l’Iran, qui est sous embargo depuis des décennies et n’a pas d’alliés significatifs. Cette situation a conduit à un affaiblissement militaire, économique et diplomatique des États-Unis.
Ces éléments n’ont pas échappé au président chinois Xi Jinping, qui pourrait percevoir Donald Trump, dont il doit se rencontrer cette semaine, comme un obstacle moins dissuasif qu’auparavant, notamment en ce qui concerne la question de Taïwan.
Source : DNA




