
Les éléments inquiétants persistent voire s’aggravent
Lors de l’audience de ce lundi, l’administrateur provisoire, Me Roman Aydogdu, a fourni une mise à jour sur la situation du groupe immobilier Hibert depuis l’audience du 20 avril. Il a exprimé un appel à la responsabilité, qualifiant la situation d’« urgence absolue » qui nécessite une décision, qu’il s’agisse d’une procédure de réorganisation judiciaire (PRJ) ou d’une faillite. L’état financier du groupe, selon Aydogdu, ne montre aucune amélioration, au contraire, « les éléments inquiétants persistent voire s’aggravent ».
Aydogdu n’a pas abordé le plan de refinancement proposé par le fonds américain Revetas, dont le fondateur, Eric Assimakopoulos, n’était pas présent à cette audience, contrairement à la précédente. Me Yves Brulard, un des avocats du groupe Hibert, a récemment affirmé qu’un accord avait été signé entre les parties. Cependant, du côté des banques, aucune connaissance de cet accord n’est signalée, ni de son contenu.
Me Nicolas Vanderstappen, un autre avocat du groupe, a également pris la parole pour critiquer la durée de 180 minutes allouée aux avocats pour plaider lors de la prochaine audience, prévue le 15 juin. Il a jugé cette durée insuffisante compte tenu de l’enjeu du dossier, soulignant que « c’est probablement le plus grand risque de faillite de ces 20 dernières années » et notant une volonté des banques d’accélérer le processus.
Source : La Libre




