Greta à la recherche du Québec : entre promesses vertes et hypocrisie des partis d’extrême droite.
Le fait principal
Dominic Champagne, figure emblématique de la lutte pour l’environnement au Québec, exprime son désespoir face à l’inaction politique sur la crise climatique, soulignant que la question environnementale devrait être au cœur des préoccupations politiques.
Ce qui s’est passé
Dans une récente interview, Dominic Champagne a évoqué la démission de Steven Guilbeault, ancien ministre de l’Environnement, et la fin de carrière de Laure Waridel, tous deux fondateurs d’Équiterre. Ces départs symbolisent un tournant dans la lutte pour le climat, alors que Champagne constate une absence de mobilisation politique en matière d’environnement. Il déplore que les politiciens, par peur de déplaire électoralement, évitent de traiter le sujet avec la gravité qu’il mérite.
Le contexte
Depuis l’élection de la Coalition avenir Québec (CAQ) en 2018, l’engagement environnemental a été mis à mal. Bien qu’un demi-million de personnes aient manifesté à Montréal en 2019 derrière Greta Thunberg, l’élan semble s’être évanoui. Champagne note que les partis, dont le Parti québécois et Québec solidaire, manquent de vision, tandis que la CAQ a été critiquée pour son manque de sérieux face à la crise climatique.
Les chiffres à retenir
Selon *The Lancet Countdown*, la chaleur tue environ 546 000 personnes par an dans le monde. En 2026, une vague de chaleur a frappé le globe, exacerbant la crise climatique et soulignant l’urgence d’agir.
Ce que cela révèle
Le discours politique semble déconnecté de la réalité. Champagne qualifie les dirigeants de « lâches » et dénonce leur incapacité à aborder les enjeux environnementaux avec courage. Pendant ce temps, des projets controversés, comme l’exploration du gaz de schiste, refont surface, illustrant un double discours flagrant. La promesse d’un avenir durable est souvent éclipsée par des intérêts économiques à court terme, mettant en lumière l’hypocrisie de ceux qui prétendent vouloir sauver la planète tout en soutenant des initiatives nuisibles.
Ce qu’il faut retenir
La lutte pour l’environnement au Québec est à un tournant. Alors que les figures emblématiques se retirent, la politique semble s’enliser dans le déni et l’inaction. Dominic Champagne rappelle que le temps presse et que la crise climatique ne peut plus être ignorée. Les promesses électorales doivent se traduire par des actions concrètes, sinon elles ne seront que des mots vides, perdus dans le vent.
