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Grâce au vivo, le souffle sacré des anciens est encore plus vivace
La confection du vivo, un instrument traditionnel polynésien, est un art précis que Keanu Hikutini pratique depuis plus de trois ans. Chaque pièce est unique et produit une tonalité différente en fonction du bambou utilisé. Selon Hikutini, « Pour faire simple, c’est comme les harmonicas, tu as différentes clés, tu en as 13 au total, donc do, ré, mi, fa, sol, la, si en prenant les dièses en compte. »
L’évolution du vivo vers un instrument accordé aux notes du solfège est attribuée à Libor Prokop, qui, en 1993, introduit le vivo à six trous lors du Heiva, une fête culturelle polynésienne. Il souligne l’importance de cette innovation : « C’était pour permettre de démocratiser ou de simplifier un peu l’instrument. »
Historiquement, le vivo avait une place centrale dans la culture polynésienne, utilisé lors des cérémonies sur les marae, des séances de tatouage et pour accompagner les danses. Ce dernier se jouait exclusivement par voie nasale, une pratique considérée comme sacrée. Patu Mamatui, artiste tatoueur, explique : « Le souffle qui vient du nez, c’est pur. »
Aujourd’hui, le vivo est largement utilisé, tant lors des événements culturels comme le Heiva qu’en studio. Rémi Tamaititahio, qui collabore avec Rehe Sound, exprime sa satisfaction quant à la renaissance de cet instrument ancestral : « Je suis content parce que cet instrument est revenu encore. »
L’héritage du vivo continue de vivre, reliant les générations à une tradition musicale profondément enracinée dans la culture polynésienne.
Source : La 1ère





