« C’est illégal mais j’ai pensé avec mon cœur » : en Gironde, de la prison avec sursis requise pour des faits de traite d’êtres humains

Gironde : Prison avec sursis requise pour traite d’êtres humains

Fait principal
Le tribunal de Bordeaux a requis une peine de quinze mois de prison avec sursis et une amende de 3 500 euros contre Houria et Khadija, accusées de traite d’êtres humains. Houria est soupçonnée d’avoir employé des personnes sans papiers pour l’assister dans sa vie quotidienne, sans les déclarer.

Contexte factuel
Il est reproché à Houria d’avoir fait appel à des jeunes femmes, principalement marocaines et algériennes, pour des tâches telles que le ménage et les courses. Au total, 35 personnes auraient séjourné dans son appartement HLM, souvent dans des conditions précaires, certaines dormant sur des matelas au pied de son lit ou dans un cellier de 4 mètres carrés sans fenêtre. Ces femmes auraient été recrutées par Khadija, qui agissait comme intermédiaire, souvent via des annonces sur les réseaux sociaux.

Données ou statistiques
Une quinzaine de ces jeunes femmes ont témoigné avoir été forcées à travailler sans pauses, sans accès à la cuisine ou aux toilettes, et sans percevoir les 30 euros par jour promis. Certaines ont également rapporté avoir dû payer jusqu’à 300 euros par mois pour leur hébergement.

Conséquence directe
La procureure, Mathilde Micolon de Guérines, a souligné que les victimes avaient été amenées de l’étranger avec la promesse d’une régularisation, mais avaient finalement été soumises à des conditions de travail inhumaines. Les avocates de Khadija et Houria contestent la qualification des faits, affirmant que l’exploitation n’est pas démontrée.

Source : Sud Ouest.

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire