Le genévrier des Balkans, l’or vert du gin mondial

Les Collines de Serbie et le Genévrier : Un Trésor Menacé

Dans les collines escarpées du sud de la Serbie, des cueilleurs perpétuent une tradition ancestrale pour approvisionner l’industrie mondiale du gin, alors que le changement climatique menace la ressource ailleurs en Europe.

Slobodan Velickovic, cueilleur de genévrier, se faufile avec soin entre les buissons épineux pour extraire des baies indigo, un fruit emblématique des Balkans. À 34 ans, cet homme, qui arpente ces pentes depuis son enfance, souligne la richesse aromatique de cette plante. La production de gin repose sur un processus minutieux : les baies sont macérées dans un alcool neutre, puis distillées dans un alambic. En Serbie, la récolte se fait à la main, préservant ainsi la diversité génétique de cette plante robuste, bien adaptée aux sols arides.

Cependant, le genévrier fait face à des défis croissants. Les changements climatiques, le pâturage intensif et l’artificialisation des sols mettent à mal sa régénération dans des zones où il était autrefois abondant. Les cueilleurs, bien que conscients des impacts sur leur récolte, constatent que la production reste relativement stable. Alors que les rendements diminuent en Europe de l’Ouest, les Balkans se posent comme une alternative de choix, comme le souligne la chambre de commerce serbe.

La Serbie, avec sa tradition de cueillette, exporte environ mille tonnes de genévrier chaque année. La qualité des baies serbes est reconnue à l’international, souvent à des prix plus compétitifs que ceux des producteurs italiens. Cela s’explique par un savoir-faire séculaire, transmis de génération en génération, qui forge des relations commerciales solides.

Pourtant, la baie serbe n’échappe pas aux aléas climatiques. Des hivers plus doux et des étés plus chauds pourraient altérer sa qualité, tout comme les incendies de forêt qui, même s’ils ne détruisent pas les buissons, peuvent compromettre l’accès aux récoltes et impacter le goût. Les fortes pluies pendant la période de récolte représentent également un défi, menaçant l’intégrité gustative des produits.

La constance du goût est cruciale pour les distillateurs. Un excès d’humidité lors de la récolte peut nécessiter un séchage artificiel, risquant d’altérer les composés volatils essentiels à la distillation. Ivan Lakatos, un petit producteur de Belegis, place la qualité au cœur de sa démarche. Pour lui, l’intensité de la saveur et le lieu de cueillette priment sur la taille des baies. Dans sa distillerie, il s’efforce d’atteindre l’excellence pour rivaliser avec la rakija, l’eau-de-vie de prune prisée dans la région. Chaque année, il produit deux mille bouteilles, aspirant à augmenter sa production tout en préservant l’essence du genévrier serbe.

Une Industrie en Évolution

L’avenir de l’industrie du gin, notamment en Serbie, dépendra de l’adaptation aux défis climatiques. Les producteurs doivent explorer de nouvelles régions encore inexploitées pour diversifier leurs sources. Pour ceux qui souhaitent voyager et découvrir ces paysages, il est possible de réserver des vols vers cette région riche en traditions.

Par ailleurs, pour anticiper les coûts liés à la production, il est essentiel de comparer les services bancaires qui offrent des solutions adaptées aux petits producteurs.

Conclusion

La tradition séculaire de cueillette du genévrier en Serbie représente un atout précieux pour l’industrie mondiale du gin. Néanmoins, les défis environnementaux sont nombreux. En préservant leur savoir-faire et en s’adaptant aux nouvelles réalités, les producteurs serbes peuvent continuer à offrir des produits de qualité tout en contribuant à la diversité de l’offre mondiale.

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