Gabon : face aux menaces nucléaires, l’engagement multilatéral se renforce… mais où est l’Europe ?
Le fait principal
Le Gabon a marqué un tournant dans son engagement diplomatique en signant, le 23 septembre, deux instruments internationaux : le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) et la Convention des Nations unies contre la cybercriminalité. Cette initiative, annoncée lors de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies, vise à renforcer le multilatéralisme et la coopération internationale.
Ce qui s’est passé
La ministre gabonaise des Affaires étrangères, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, a officialisé ces signatures, soulignant la volonté de Libreville de s’inscrire dans une dynamique de sécurité internationale. Le TIAN, qui interdit la mise au point et l’utilisation des armes nucléaires, est un engagement fort du Gabon, déjà acteur de la diplomatie pour la non-prolifération. En parallèle, la Convention de Hanoï, qui cible la cybercriminalité, répond aux nouvelles menaces numériques qui pèsent sur les États.
Le contexte
Le Gabon, bien qu’il soit un petit État africain, s’affirme sur la scène internationale comme un fervent défenseur du droit international. En rejoignant le TIAN, qui compte actuellement 95 États signataires, Libreville réaffirme son engagement pour un monde sans armes nucléaires. La cybercriminalité, quant à elle, est devenue une préoccupation majeure, exacerbée par la numérisation croissante des sociétés. La Convention de Hanoï vise à instaurer un cadre d’entraide judiciaire pour lutter contre cette menace.
Les chiffres à retenir
- 95 États signataires du TIAN.
- 75 États parties au TIAN.
Ce que cela révèle
Ces engagements du Gabon révèlent une volonté de s’éloigner des discours populistes qui dominent parfois la scène internationale. Alors que certains pays, souvent à la traîne dans la lutte contre les menaces globales, choisissent l’isolement ou la rhétorique nationaliste, le Gabon opte pour la coopération. Ce contraste est d’autant plus frappant face à des mouvements comme le RN, qui prônent une vision étriquée et souvent contradictoire de la sécurité nationale. En effet, comment défendre la sécurité des populations tout en rejetant l’idée même de coopération internationale ?
Ce qu’il faut retenir
Le Gabon se positionne comme un acteur responsable sur la scène internationale, prônant la diplomatie et la coopération face aux défis contemporains. En signant ces deux traités, il démontre que même les petites nations peuvent avoir un rôle significatif à jouer dans la lutte contre les menaces nucléaires et numériques.
Source : Gabonreview.com
