647 818 décès ont été enregistrés en France en 2025, soit une hausse de 1 % par rapport à 2024, après correction de l’effet de l’année bissextile. La grippe hivernale et les épisodes de chaleur de l’été ont contribué à cette progression, qui s’inscrit aussi dans une tendance démographique de long terme. L’âge moyen au décès a atteint 79,5 ans.

La grippe et les fortes chaleurs ont pesé sur la mortalité
Le début de l’année a été marqué par une épidémie de grippe particulièrement virulente. Le nombre moyen de décès par jour a augmenté de 10 % entre janvier 2024 et janvier 2025, puis de 6 % entre février des deux années.
L’été 2025, le troisième plus chaud depuis 1900, a également compté quatre épisodes de canicule. Santé publique France estime que 1 900 décès sont attribuables à l’exposition à la chaleur durant ces épisodes. Malgré cette surmortalité estivale, les décès restent, comme presque chaque année depuis plus d’un siècle, plus nombreux en hiver qu’en été.
Au-delà de ces facteurs ponctuels, la hausse s’explique aussi par l’arrivée des générations nombreuses du baby-boom à des âges où la mortalité est plus élevée. Depuis 2011, le nombre de décès tend ainsi à progresser. En 2025, il dépasse de 6 % son niveau de 2019 et de 19 % celui de 2011. Les années 2020 à 2022 ont connu un surcroît particulier de mortalité, principalement lié à la pandémie de Covid-19.
Près d’un décès sur trois concerne une personne de 90 ans ou plus
L’âge moyen au décès, hommes et femmes confondus, s’établit à 79,5 ans en 2025, contre 78,1 ans dix ans plus tôt. Cette évolution reflète notamment le vieillissement des générations du baby-boom et les gains d’espérance de vie. Les fortes mortalités de 2020 et 2022 ont toutefois touché en priorité les personnes les plus âgées et fragiles ; l’âge moyen au décès a ensuite légèrement reculé en 2021 et en 2023.
Les personnes de 60 ans ou plus représentent 90,4 % des décès enregistrés en 2025, soit 585 610 personnes. Parmi elles, 189 770 avaient au moins 90 ans. Les centenaires comptent pour 2,3 % des décès, soit 14 630 personnes. L’Insee recense aussi 2 550 décès d’enfants de moins d’un an, équivalant à quatre décès pour 1 000 naissances vivantes.
Les générations nées pendant le baby-boom, entre 1946 et 1974, représentent 36 % des décès de 2025, contre 21 % dix ans auparavant. À certains âges élevés, les effectifs sont moins importants : les personnes décédées entre 80 et 86 ans sont nées entre 1939 et 1945, période marquée par un déficit de naissances.
Un écart persistant entre les femmes et les hommes
En 2025, l’âge moyen au décès est de 76 ans pour les hommes et de 83 ans pour les femmes. Jusqu’à 84 ans inclus, les décès masculins sont plus nombreux que les décès féminins. L’Insee relève notamment une différence dans les décès sur la voie publique chez les 20-24 ans : ils représentent 35 % des décès masculins de cette tranche d’âge, contre 19 % chez les femmes.
Les données européennes disponibles pour 2024 montrent aussi une espérance de vie à la naissance supérieure en France à la moyenne de l’Union européenne. Elle atteint 85,8 ans pour les femmes et 80,2 ans pour les hommes, contre respectivement 84,1 ans et 78,9 ans dans l’UE. La France se classe au deuxième rang européen pour les femmes et au dixième pour les hommes.
Les premiers mois de 2026 en légère hausse
De janvier à août 2026, le nombre de décès a progressé de 0,5 % par rapport à la même période de 2025. L’épidémie de grippe du début d’année a été moins virulente, mais les décès ont augmenté à la fin du printemps et pendant l’été. Juin a enregistré une hausse de 12 % par rapport à juin 2025 ; l’Insee indique que cette évolution peut être mise en relation avec les épisodes de canicule de l’été 2026.
Auteur : Hélène Thélot (Insee)
Source : Publications nationales (www.insee.fr)
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