
Face à la flambée des prix de l’essence, la détresse des habitants des zones rurales
Publié le 09/05/2026 à 21:05
La hausse des prix de l’essence et du gazole pèse lourdement sur les habitants des zones rurales, un phénomène particulièrement ressenti en Ille-et-Vilaine. À Le Ferré, un bourg de 732 habitants, la situation est alarmante. Les commerces sont presque tous fermés, et l’autoroute la plus proche se trouve à 10 km. Malgré l’augmentation des prix du carburant, la voiture demeure essentielle pour les résidents, comme l’explique Charlotte Perraguin, architecte qui parcourt 130 km par jour pour se rendre à son travail à Rennes. Elle dépense près de 500 euros par mois en essence, une hausse de 150 euros par rapport aux tarifs précédents.
Pour Charlotte, cette inflation impacte ses économies, réduisant sa capacité à financer des projets personnels comme la rénovation de sa maison. « On travaille, entre guillemets, 50 % pour rembourser le prêt et pour l’essence, et 50 % pour le reste », déclare-t-elle.
Les habitants tentent de s’adapter à cette nouvelle réalité. Récemment, une supérette a ouvert ses portes, permettant à certains de laisser leur voiture au garage pour des courses de proximité. Louis Pautrel, le maire (Sans étiquette), souligne que cette situation exacerbe la fracture entre les zones urbaines et rurales. Il appelle à une redistribution des recettes fiscales sur les carburants pour soutenir les Français les plus affectés.
La crise des prix des carburants met ainsi en lumière les défis quotidiens des habitants des zones rurales, qui dépendent fortement de leur véhicule pour des besoins essentiels.
Source : Franceinfo.





