
Fin de vie : « La compassion ne peut pas être au service de la mort »
Alors que le Sénat entame, lundi 11 mai, l’examen en seconde lecture des propositions de loi sur la fin de vie, le jésuite Bruno Saintôt s’exprime sur la question de l’aide à mourir. Selon lui, la légalisation de cette pratique constituerait une rupture brutale avec l’éthique du soin.
Bruno Saintôt, figure engagée du débat sur la fin de vie, souligne que la compassion, souvent invoquée dans ce contexte, ne devrait pas se traduire par un recours à la mort. Il met en avant les valeurs fondamentales de la médecine, qui consistent à soulager la souffrance tout en préservant la vie. Pour lui, permettre l’aide à mourir pourrait amener à une dérive éthique, où la vie humaine serait perçue comme un bien négociable.
Le débat sur la fin de vie en France est particulièrement sensible, avec des opinions souvent polarisées. Les propositions de loi actuellement examinées visent à encadrer l’aide active à mourir, une question qui touche à des enjeux moraux, éthiques et sociétaux.
En France, une enquête récente de l’INSEE révèle que 87% des Français se disent favorables à un accompagnement renforcé des personnes en fin de vie, tandis que 43% soutiennent l’idée de légaliser l’euthanasie. Ces chiffres témoignent d’une évolution des mentalités sur cette question complexe.
La conséquence directe de l’évolution législative pourrait avoir des répercussions profondes sur le système de santé et sur la manière dont les soins palliatifs sont perçus et dispensés. La position de Bruno Saintôt rappelle l’importance de réfléchir aux implications éthiques de telles lois.
Source : La Croix


