«Un savoir-faire qu'il faut développer»: les femmes en marche vers l'autonomie et la reconnaissance en Centrafrique - Reportage Afrique

Un savoir-faire qu’il faut développer : les femmes en marche vers l’autonomie et la reconnaissance en Centrafrique

En Centrafrique, les femmes prennent de plus en plus conscience de leur situation et s’organisent pour leur émancipation. Des initiatives émergent partout, portées par une volonté commune : conquérir une autonomie économique durable et affirmer leur place dans la société. Longtemps considérées comme le sexe faible, elles reprennent désormais leur destin en main à travers des activités génératrices de revenus, des petits commerces, l’agriculture et l’artisanat. Cette dynamique collective redessine peu à peu le paysage économique local, malgré de nombreux défis à relever.

Contexte factuel

Au cœur des champs de bananiers et d’avocatiers, Yvette Denzou travaille avec détermination. Machette à la main, elle veille à chaque parcelle. Pour elle, l’agriculture dépasse le simple moyen de subsistance : « La terre, c’est notre richesse. Tout ce que vous voyez ici est le fruit de notre travail. Nous cultivons pour nourrir nos familles, mais également pour vendre et vivre dignement. Mon combat, c’est de montrer que nos produits locaux ont de la valeur. »

Dans le quartier Kassaï de Bangui, Rebecca Mambelo, artisan, façonne des créations en bois, fibres naturelles et tissus. Elle affirme : « L’artisanat, c’est ma passion, mais c’est aussi ma vision : créer quelque chose qui nous ressemble et qui peut nous faire vivre dignement. »

Données ou statistiques

De nombreuses femmes centrafricaines s’inspirent de modèles venus du continent. Sefora Kodjo, présidente de la Fondation Sephis, souligne que la Centrafrique regorge de richesses locales et d’un savoir-faire à développer. Elle évoque également les défis liés aux infrastructures, à la technologie et à la connexion Internet.

Portia Deya Abazene, présidente de la Fédération des associations des femmes entrepreneures de Centrafrique (Fafeca), insiste sur la nécessité de structurer ces initiatives. « Si tu restes dans l’informel, tu ne pourras pas gagner les parts de marché. Il faut d’abord que l’on surmonte ce défi de se structurer et de se former. »

Conséquence directe

Dans un contexte encore fragile, ces femmes tracent leur chemin avec détermination, se confrontant à des pesanteurs sociales qui cherchent à les reléguer au second plan dans la société.

Source : RFI

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