Féminicide : la « femme dans le tonneau », tuée il y a 22 ans, a enfin retrouvé une identité

Féminicide : la « femme dans le tonneau » enfin identifiée

Hakima Boukerouis, connue précédemment sous les noms de « femme à la couronne dentaire Richmond » et « femme dans le tonneau », a été identifiée 21 ans après la découverte de son corps en Moselle. La victime, morte entre septembre et octobre 2004, a été identifiée grâce à des analyses ADN familiales, dans le cadre d’une vaste campagne lancée par Interpol, comme annoncé le 28 avril.

Cette identification fait de Hakima Boukerouis la cinquième personne à retrouver son identité dans le cadre de cette opération. L’enquête, qui a bénéficié de l’aide du public et de campagnes médiatiques, est la première à aboutir à l’interpellation d’un suspect. Cependant, Interpol n’a pas encore divulgué d’informations sur l’identité de ce dernier.

Des lésions d’armes blanches

D’après le quotidien le Républicain Lorrain, le suspect, arrêté en juin 2025, est le mari de Hakima Boukerouis, soupçonné d’avoir commandité son meurtre. Après avoir été mis en examen et écroué, il a été libéré sous contrôle judiciaire en septembre 2025 en raison de son âge et de son état de santé.

Le corps de la jeune femme, âgée d’une trentaine d’années, avait été retrouvé le 7 janvier 2005 sur le bord d’une route forestière à Saint-Quirin, près de Sarrebourg. Il présentait des lésions causées par des armes blanches et avait été dissimulé dans un tonneau en plastique, enveloppé dans des sacs-poubelles noirs.

Interpol a précisé que le même tonneau avait été aperçu à mi-octobre 2004, flottant dans la rivière Sarre rouge. Le dossier de Hakima Boukerouis fait partie des 47 cas sélectionnés depuis 2023 dans le cadre de la campagne Identify Me, coordonnée par Interpol avec plusieurs pays européens, visant à identifier des victimes de féminicides ou mortes dans des circonstances suspectes.

Contacté par l’Agence France-Presse (AFP), le procureur de Metz n’a pas souhaité confirmer ou infirmer ces éléments. Selon le secrétaire général d’Interpol, Valdecy Urquiza, cette identification souligne l’importance de continuer les enquêtes sur les affaires non résolues. Actuellement, quarante-deux victimes restent à identifier.

Source : Humanité

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