À l’automne 2026, plusieurs catégories professionnelles et les lycéens se mobilisent en France, sur fond de débats autour du budget 2027 et de préoccupations liées aux prix des carburants. Pour l’historien Stéphane Sirot, la succession de mouvements n’est pas sans précédent : il rappelle qu’une séquence comparable s’était déroulée en 2018, sans toutefois réunir les mobilisations dans un mouvement commun.
Des mobilisations dans plusieurs secteurs
Depuis le début du mois de septembre, des appels à manifester se sont succédé. Les lycéens sont mobilisés depuis plusieurs jours et les fonctionnaires ont manifesté le 29 septembre. Pompiers, policiers et pêcheurs ont également connu des mobilisations, selon les éléments présentés dans l’entretien publié le 4 octobre 2026.
Cette diversité pose la question d’une éventuelle convergence. Le passage disponible de l’entretien ne permet toutefois pas de connaître la réponse complète de Stéphane Sirot sur la possibilité d’un mouvement plus large.
Un précédent en 2018, sans convergence
L’historien compare cette rentrée sociale à la période allant du début de 2018 à l’été de la même année. Les mobilisations avaient alors concerné les Ehpad et les gardiens de prison, puis les cheminots, qui défendaient leur statut. Des manifestations avaient aussi eu lieu dans les établissements de santé et dans la fonction publique.
Stéphane Sirot souligne une limite de ce précédent : malgré la succession des mouvements, ceux-ci n’avaient pas convergé. Cette comparaison rappelle que la multiplication des mobilisations ne suffit pas, à elle seule, à former un mouvement social commun.
Source : Ouest France.fr – L'actualité en direct, en continu et en images (www.ouest-france.fr)
Article original : Consulter la source originale



