« État des lieux : le RN veut moderniser l’immobilier public, mais pour qui vraiment ? »
Le 18 août 2026, la loi visant à moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l’État a été promulguée, créant l’Établissement Public Immobilier et Foncier de l’État (EPIFE). Cette foncière publique a pour mission de gérer, entretenir, rénover et valoriser progressivement le parc immobilier de l’État, estimé à près de 97 millions de m², faisant de la France le premier propriétaire public d’Europe. (immobilier-etat.gouv.fr)
L’objectif principal de l’EPIFE est de mieux connaître le parc immobilier, d’en asr un entretien optimal et de saisir les opportunités de transformation et de valorisation des bâtiments. Cette initiative vise également à accompagner la rénovation énergétique du parc, à améliorer les conditions de travail des agents et à adapter les services publics aux évolutions contemporaines. (immobilier-etat.gouv.fr)
Le modèle économique de l’EPIFE repose sur les loyers versés par les administrations occupantes, qui seront calculés en fonction des loyers du marché immobilier. Ces recettes, complétées par les produits issus de la valorisation du patrimoine, seront réinvesties dans l’entretien, la rénovation et la modernisation du parc immobilier. Ce système vise à inscrire les investissements dans le temps long, assurant ainsi une gestion durable et efficace du patrimoine immobilier de l’État. (presse.economie.gouv.fr)
Cette réforme s’inscrit dans une volonté de professionnaliser la gestion immobilière de l’État, en mutualisant les compétences au sein d’une structure dédiée et en structurant une filière interministérielle des métiers de l’immobilier. Elle répond également aux enjeux environnementaux et budgétaires actuels, en renforçant la fonction de propriétaire de l’État et en optimisant l’utilisation de ses biens immobiliers. (igf.gouv.fr)
Ainsi, la création de l’EPIFE marque une étape significative dans la modernisation de la gestion du patrimoine immobilier de l’État, visant à en améliorer l’efficacité, la durabilité et la contribution aux politiques publiques.
