
Êta Aquarides 2026 : Quand observer les étoiles filantes issues de la comète de Halley ?
Actif du 19 avril au 28 mai 2026, l’essaim d’étoiles filantes des Êta Aquarides est connu pour sa rapidité : ses météores traversent l’atmosphère à environ 65 kilomètres par seconde. Cependant, son intensité reste modérée sous nos latitudes. Dans l’hémisphère Nord, notamment en Europe, il est possible d’observer entre 10 et 30 météores par heure au maximum, bien que ce chiffre soit souvent inférieur en pratique. En comparaison, les célèbres Perséides d’août peuvent atteindre plus d’une centaine d’étoiles filantes par heure. Le pic d’activité pour 2026 est attendu dans la nuit du 5 au 6 mai.
Pour observer les Êta Aquarides, il est conseillé de s’armer de patience, tout en espérant que les conditions météo et la luminosité de la Lune ne viennent pas entraver le spectacle. Cette année, une Lune gibbeuse décroissante, avec un éclairement supérieur à 80 %, pourrait masquer les météores les plus faibles. Pour maximiser les chances d’observation, il est recommandé de regarder juste avant l’aube, autour de 4 heures du matin, lorsque le radiant est le plus haut dans le ciel. L’idéal est de s’éloigner des lumières urbaines, de s’allonger sur le dos, les pieds orientés vers l’est, et de balayer le ciel du regard.
Les Êta Aquarides tirent leur nom de leur position apparente dans le ciel : les météores semblent provenir de la constellation du Verseau, près de l’étoile Eta Aquarii. Bien que cette étoile soit difficile à repérer, un bon point de départ consiste à localiser le Grand carré de Pégase, qui est bien plus visible. Même si les étoiles filantes peuvent apparaître partout dans le ciel, cette zone constitue le radiant, c’est-à-dire le point d’origine apparent de l’essaim.
Les premières observations des Êta Aquarides remontent à l’an 401, mais c’est en 1870 que l’astronome britannique George Lyon Tupman les identifie formellement. Quelques années plus tard, des scientifiques établissent leur lien avec la comète de Halley (1P/Halley). Cette comète, dont le retour a été prédit dès 1705 par Edmond Halley, effectue une révolution autour du Soleil tous les 76 ans, son prochain passage étant attendu en 2061. Les Êta Aquarides sont ainsi le résultat du nuage de poussières laissé sur son orbite, que la Terre traverse chaque printemps. Ces minuscules débris, en entrant dans l’atmosphère, produisent les traînées lumineuses observées depuis le sol.
Source : Sciences et Avenir





