En Irak, le tourisme religieux, pilier du secteur, frappé par la guerre régionale
À Najaf, ville sainte d’Irak, le majestueux sanctuaire de l’imam Ali est plongé dans un calme inhabituel. Ses vastes cours, où se pressaient des pèlerins venus du monde entier, notamment d’Iran et du Liban, sont aujourd’hui désertées. La situation actuelle est le résultat d’un contexte régional tendu, marqué par des conflits qui affectent directement le tourisme religieux, une composante essentielle de l’économie locale.
Le tourisme en Irak a connu des fluctuations significatives au cours des dernières années, avec des périodes de forte affluence suivies de baisses drastiques dues à l’insécurité persistante. En 2019, le pays avait enregistré environ 1,5 million de visiteurs, un chiffre qui a chuté de manière alarmante depuis le début des tensions régionales.
Cette baisse d’affluence a des conséquences directes sur l’économie locale, qui dépend fortement des revenus générés par le tourisme. Les commerçants et les hôteliers de Najaf ressentent particulièrement cette diminution de l’activité, avec une perte significative de revenus.
Les autorités locales cherchent des solutions pour revitaliser le secteur, mais la situation sécuritaire reste un obstacle majeur à la reprise du tourisme religieux en Irak.
Source : France-Antilles






