En Inde, opposition et étudiants prévoient de manifester malgré l’interdiction policière
À Delhi, des étudiants et des responsables de l’opposition entendent manifester ce 2 octobre contre la révision des listes électorales et réclamer le départ du chef de la Commission électorale, Gyanesh Kumar. Les autorités ont refusé d’autoriser le rassemblement étudiant, mais plusieurs mouvements annoncent vouloir maintenir leur mobilisation. La contestation porte notamment sur la suppression d’environ 130 millions de noms des listes, que l’opposition juge favorable au BJP, le parti au pouvoir.
Une demande de manifestation rejetée à Delhi
Devant un commissariat de la capitale, les étudiants ont appris que leur demande d’autorisation avait été refusée. Ils n’ont pas renoncé pour autant à manifester. Abhigyan, secrétaire général du mouvement étudiant de gauche AISA (All India Student’s Association), affirme que la mobilisation pour l’intégrité du vote aura lieu et invoque le droit de manifester.
Les organisateurs entendent notamment protester contre Gyanesh Kumar, à la tête de la Commission électorale indienne, et demander sa démission. Le rassemblement doit converger vers la place Jantar Mantar, que les autorités ont bouclée, selon les informations rapportées par RFI. Des militants disent vouloir braver l’interdiction.
L’opposition conteste la révision des listes
Au cœur de la colère figure la révision électorale, qui a retiré quelque 130 millions d’inscrits, selon les chiffres cités dans le reportage. L’opposition accuse la Commission électorale de favoriser le BJP, formation dirigée par le Premier ministre Narendra Modi. Il s’agit d’une accusation politique, et non d’un fait établi par les éléments disponibles.
Mamata Banerjee, figure politique du Bengale-Occidental, s’est rendue à Delhi pour réclamer le départ de Gyanesh Kumar. Elle défend le droit de vote et présente la mobilisation comme un enjeu démocratique. D’autres militants, dont Atul Tripathi, appellent également à descendre dans la rue au nom des valeurs démocratiques.
Des appels à manifester le 2 octobre contre le chef de la Commission électorale et la révision des listes avaient également été relayés avant la journée par des responsables politiques et des mouvements de contestation. ()
Une journée symbolique sous tension
La mobilisation intervient le jour de l’anniversaire de la naissance de Gandhi, célébré en Inde et associé à la Journée internationale de la non-violence. Le 2 octobre est férié dans le pays. À Bombay, le Parti des Cafards, mouvement qui a mobilisé des jeunes durant l’été 2026, appelle lui aussi à défier le dispositif policier, selon RFI.
Au moment de la publication du reportage, le rassemblement était donc annoncé malgré le refus d’autorisation, mais son déroulement n’était pas encore établi. La contestation devait se tenir dans un contexte de désaccord entre l’opposition et les autorités électorales sur la révision des listes et ses conséquences pour les électeurs.
Source : RFI – Actualités, info, news en direct – Radio France Internationale (www.rfi.fr)
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Auteur : RFI
