Un revers parlementaire avant le scrutin
Le 3 octobre, le Congrès espagnol a rejeté deux textes d’urgence proposés par le gouvernement pour tenter d’endiguer la crise du logement. La droite et l’extrême droite, majoritaires dans l’assemblée selon Voxeurop, s’y sont opposées. Deux jours plus tard, le 5 octobre, le chef du gouvernement a annoncé la tenue d’élections anticipées.
Ce revers intervient dans un contexte de contestation autour de l’accès au logement. Les mesures rejetées devaient répondre à la colère suscitée par l’expulsion, le 23 septembre à Madrid, d’une femme octogénaire, après une forte hausse de son loyer par son propriétaire.
La colère autour du logement
Des manifestations et des occupations populaires ont lieu en Espagne pour défendre le droit au logement. Certains observateurs rapprochent cette mobilisation du mouvement des Indignés, qui avait traversé le pays en 2011. Les manifestants brandissent des clés, symbole de la difficulté à conserver ou à trouver un logement.
La crise du logement constitue ainsi l’un des enjeux du scrutin à venir. Le rejet des décrets a donné lieu à un affrontement parlementaire sur les réponses à apporter, tandis que la contestation se manifeste aussi dans la rue.
Le PP et Vox donnés favoris
Selon les sondages évoqués par Voxeurop, les conservateurs du Parti populaire et le parti d’extrême droite Vox sont favoris des élections. Ils pourraient tirer parti de l’instabilité politique ainsi que de la crise migratoire en cours à Ceuta, enclave espagnole située au Maroc.
Le scrutin du 29 novembre doit départager les forces politiques dans ce contexte de tensions autour du logement et de l’immigration. Les données disponibles dans l’article publié le 6 octobre ne précisent ni les résultats chiffrés des sondages ni les mesures détaillées contenues dans les deux décrets rejetés.
Source : Voxeurop (voxeurop.eu)
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Auteur : Adrian Burtin


