Une plainte après une charge policière
D’après sa plainte, Cécile se trouvait dans une chaîne d’adultes formée pour s’interposer entre les lycéens et les forces de l’ordre. Les policiers auraient avancé avec leurs boucliers pour faire reculer le groupe.
La manifestante affirme qu’au cours de cette charge, un policier aurait passé la main entre deux boucliers et l’aurait touchée entre les jambes pendant plusieurs secondes. Elle a également raconté les faits à RTL le dimanche 11 octobre, indiquant qu’elle ne pouvait pas se dégager parce que les adultes se tenaient par les bras.
Selon son récit, elle a protesté et a pu voir les yeux du fonctionnaire, qui portait un casque et une cagoule. Elle n’a toutefois pas réussi à l’identifier. La plaignante dit avoir ensuite examiné les policiers présents avec des amis et des élus, sans parvenir à reconnaître celui qu’elle met en cause.
L’identification du policier en question
Cécile affirme que plusieurs policiers présents lors de la manifestation ne portaient pas leur RIO, le numéro réglementaire permettant d’identifier individuellement les agents. Elle espère que les enquêteurs pourront retrouver le fonctionnaire concerné et qu’il sera sanctionné.
Simon Duquerroir, compagnon de la plaignante et conseiller de Paris, se trouvait à ses côtés. Il a déclaré à l’AFP l’avoir entendue crier qu’elle subissait une agression sexuelle et l’avoir tirée pour l’éloigner. L’élu affirme également avoir été frappé au visage par un policier.
L’avocat de Cécile, Me Simon Appriou, a indiqué à l’AFP que sa cliente restait profondément choquée. Il a aussi mis en cause la difficulté à identifier les agents concernés, qu’il estime susceptible de favoriser l’impunité.
Une vingtaine d’enquêtes depuis le début du mouvement
Cette plainte s’inscrit dans un contexte où les forces de l’ordre sont visées par plusieurs accusations de violences depuis le début de la mobilisation lycéenne. Le HuffPost rapporte notamment le cas d’un lycéen qui affirme qu’un policier a tenté de le noyer, ainsi que celui d’un adolescent de 16 ans éborgné lors d’un blocage à Tours.
Au total, une vingtaine d’enquêtes ont été ouvertes par l’Inspection générale de la police nationale depuis le début de la contestation, selon les informations rapportées par le HuffPost. L’enquête ouverte après la plainte de Cécile doit notamment permettre d’établir les circonstances des faits dénoncés et d’identifier le policier mis en cause.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
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Auteur : Maxime Dhuin



