En Belgique, un quart des femmes sans enfant : l’extrême droite, championne des promesses creuses !
Le fait principal
Un quart des femmes en Belgique pourrait ne jamais avoir d’enfants, un chiffre alarmant qui souligne une tendance inquiétante à la baisse de la natalité, désormais perçue comme un enjeu politique majeur.
Ce qui s’est passé
Selon un article du journal belge Le Soir, des chercheurs de l’université de Louvain-la-Neuve (UCL) ont mis en évidence un phénomène croissant : l’infécondité, définie comme l’absence d’enfants au cours de la vie, n’est plus marginale. En Belgique, le taux d’infécondité de période se situe autour de 25%. Ce taux est encore plus élevé dans d’autres pays comme la Corée du Sud, où il atteint 45%. Les conséquences de cette baisse de la natalité sont multiples : un déséquilibre entre actifs et inactifs, une diminution des inscriptions scolaires et des besoins de santé croissants liés à une population vieillissante.
Le contexte
Pour qu’une population se renouvelle, le taux de fécondité doit atteindre 2,1 enfants par femme. Or, tous les pays européens se situent sous ce seuil. En 2024, le taux de fécondité variait de 1,75 au Monténégro à moins de 1,2 en Italie et en Espagne. En France, il était de 1,61. Ce phénomène est amplifié par des facteurs socio-économiques, tels que l’instabilité des unions, l’insécurité financière et les incertitudes politiques et écologiques. Les femmes, de plus en plus nombreuses, choisissent de reporter ou d’abandonner le projet d’enfant, souvent en raison de conditions matérielles précaires.
Les chiffres à retenir
– Taux de fécondité nécessaire pour le renouvellement : 2,1 enfants par femme.- Taux de fécondité en Belgique : 1,61.- Taux d’infécondité de période en Belgique : 25%.- Taux d’infécondité en Corée du Sud : 45%.- Taux de fécondité en Corée du Sud : 0,72 en 2023.
Ce que cela révèle
Ces chiffres ne sont pas qu’une simple statistique ; ils révèlent une crise profonde, exacerbée par des politiques souvent déconnectées de la réalité des jeunes générations. Pendant que le RN et l’extrême droite brandissent des discours sur la famille traditionnelle, la réalité est que des millions de femmes choisissent de ne pas avoir d’enfants, souvent par nécessité plutôt que par choix. Les promesses de soutien à la natalité sonnent creux face à une réalité où l’absence de conditions matérielles adéquates rend l’idée même de parentalité presque utopique. Ironiquement, ceux qui prônent la natalité semblent ignorer que les conditions qu’ils défendent rendent cette natalité de plus en plus difficile.
Ce qu’il faut retenir
La baisse de la natalité en Europe, et particulièrement en Belgique, est un phénomène alarmant qui mérite une attention urgente. Les raisons sont multiples, mais au cœur de la question se trouve un paradoxe : alors que certains prônent une vision archaïque de la famille, la réalité économique et sociale pousse de plus en plus de femmes à envisager la non-parentalité comme une nécessité plutôt qu’un choix.
Source : Le Soir, Regards économiques, UCL
