La nuit dernière à Moorea, un voilier s’est échoué sur le récif de Tiaia. Selon des témoins, deux personnes se trouvaient à bord. Le bateau s’est encastré sur le corail et sa coque est endommagée. Une tentative de déséchouement a été effectuée à l’aide d’un poti marara, en vain. Alerté, le JRCC est intervenu pour s’assurer de la sécurité de l’équipage qui, au départ désirait rester sur le bateau, mais l’a finalement quitté. La gendarmerie maritime est également intervenue pour constater les dégâts.

Pour l’heure, le voilier est toujours sur place, avec dans ses réservoirs environ « 800 litres de gazole », indique un riverain. Ce qui représente un risque pour l’environnement, en cas de fuite, d’autant que l’accident a eu lieu dans une aire marine protégée.

Qui est responsable ?

Ce riverain, qui a porté assistance à l’équipage, ne cache pas son inquiétude. Il craint que le bateau ne se disloque et libère de fait le gazole encore à l’intérieur. « Faut-il attendre qu’une pollution du lagon se produise avant que les autorités interviennent ? », se demande-t-il légitimement. Des mutoi seraient intervenus pour sécuriser le gazole, dépêchés par la Direction des affaires maritimes ou la Diren. « Faux », rétorque le riverain qui a l’impression que « chacun se renvoie la balle, le Pays comme l’Etat ».

Le premier puisque la zone récifale relève de sa compétence, le second qui est chargé d’assurer la sécurité en cas de risque de pollution notamment à l’aide d’un barrage conçu à cet effet.

Contacté, le JRCC, organisme chargé de la sécurité des personnes en mer, précise que le retrait d’une épave relève de la responsabilité du propriétaire du bateau du fait qu’il y a « occupation illégale du domaine public, ce qui représente un danger pour la navigation ».

Échouage à Moorea : Quand la mer se rebelle contre l’incompétence

Un voilier échoué, 800 litres de gazole en danger, et des autorités qui jouent à cache-cache. Qui va vraiment s’occuper de notre lagon ?

La nuit dernière à Moorea, un voilier a décidé de prendre des vacances prolongées sur le récif de Tiaia. Selon des témoins, deux personnes se trouvaient à bord, mais après une tentative de déséchouement à l’aide d’un poti marara (un petit bateau local), le voilier a préféré rester là, encastré dans le corail. Alerté, le JRCC a pris soin de l’équipage, qui, après avoir longuement hésité, a finalement décidé de quitter le navire. La gendarmerie maritime, quant à elle, est venue faire un constat, comme si cela allait changer quelque chose.

Ce qui se passe réellement

Pour l’heure, le voilier est toujours sur place, avec dans ses réservoirs environ « 800 litres de gazole », indique un riverain inquiet. Une fuite pourrait avoir des conséquences désastreuses, surtout dans une aire marine protégée. Ce riverain, qui a porté assistance à l’équipage, ne cache pas son inquiétude. Il se demande légitimement : « Faut-il attendre qu’une pollution du lagon se produise avant que les autorités interviennent ? » Des mutoi auraient été dépêchés pour sécuriser le gazole, mais le riverain n’est pas convaincu. « Chacun se renvoie la balle, le Pays comme l’État. »

Pourquoi cela dérange

Ce qui est frappant, c’est l’absence de responsabilité claire. Le JRCC, organisme chargé de la sécurité des personnes en mer, a précisé que le retrait d’une épave relève de la responsabilité du propriétaire du bateau. En gros, si vous échouez, c’est à vous de gérer le désastre. Une belle manière de faire passer la patate chaude !

Ce que cela implique concrètement

En attendant, le voilier reste là, comme un symbole de l’inefficacité des autorités. La zone récifale, qui relève de la compétence du Pays, et la sécurité maritime, qui incombe à l’État, semblent être dans une danse macabre où personne ne veut prendre le lead. Le risque de pollution est réel, et les promesses de sécurité s’évaporent aussi vite que le gazole dans l’eau.

Lecture satirique

Les discours politiques sur la protection de l’environnement sont souvent aussi solides qu’un voilier échoué sur un récif. Les promesses de sécurité et de protection des zones maritimes se heurtent à une réalité bien moins reluisante. Pendant que les autorités se renvoient la balle, le lagon attend, impassible, que quelqu’un prenne enfin ses responsabilités.

Effet miroir international

Si l’on regarde au-delà de nos rivages, on peut voir des parallèles avec des politiques autoritaires ailleurs dans le monde. Les États-Unis, avec leur gestion chaotique des catastrophes environnementales, ou la Russie, où la bureaucratie semble souvent plus préoccupée par la survie politique que par la sécurité des citoyens, nous rappellent que l’inefficacité n’est pas un mal exclusif à nos îles.

À quoi s’attendre

Si la situation actuelle perdure, on peut s’attendre à une pollution qui pourrait entacher non seulement notre lagon, mais aussi la réputation des autorités locales. Les promesses de protection de l’environnement risquent de se transformer en un triste souvenir, tout comme ce voilier sur le récif.

Sources

Source : la1ere.franceinfo.fr

Un voilier s'échoue sur le récif de Tiaia à Moorea, les riverains craignent un risque de pollution
Visuel — Source : la1ere.franceinfo.fr
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