
Easy Cash défend le modèle du magasin physique face à la montée du numérique
À Bordeaux, lors d’une rencontre régionale organisée par France Invest, Anne-Catherine Péchinot, directrice générale d’Easy Cash, a plaidé en faveur d’un modèle de seconde main axé sur la rentabilité, ancré dans les territoires et soutenu par des magasins physiques. Elle a souligné que la seconde main est devenue un marché structuré et concurrentiel, attirant l’attention des investisseurs et des consommateurs.
Easy Cash, acteur historique de l’achat-revente de produits d’occasion, compte actuellement 170 magasins en France et a réalisé un chiffre d’affaires de 322 millions d’euros, avec environ 16 millions de produits achetés et revendus en circuit court. Ce modèle repose sur l’achat et la vente au comptoir, favorisant la circulation locale des produits et le pouvoir d’achat.
La directrice générale a précisé que l’enseigne se positionne non seulement comme un détaillant, mais aussi comme une entreprise de données. La gestion de la seconde main nécessite une évaluation précise des produits, anticipant leur prix d’achat et de revente pour assurer la viabilité du modèle. Par exemple, un smartphone perd rapidement de sa valeur, tandis qu’une montre de luxe peut conserver sa valeur mais nécessiter plus de temps pour être vendue.
Péchinot a également défendu la nécessité du magasin physique, soulignant que certains achats nécessitent une interaction directe, comme voir et toucher le produit, ou bénéficier de conseils et de garanties. Le magasin physique offre une présence tangible de la seconde main dans les territoires, contrastant avec l’image souvent désincarnée des plateformes en ligne.
En Gironde, Easy Cash possède des ateliers à Ambarès dédiés à la réparation et au reconditionnement de produits. Cette approche vise à prolonger la durée de vie des articles, améliorer la qualité des produits revendus et réduire la dépendance aux produits neufs.
La dirigeante a souligné l’importance de renoncer à la recherche du volume à tout prix, en se concentrant sur des catégories où l’entreprise peut apporter une expertise. Elle a également noté que les entreprises de la seconde main doivent prouver la durabilité économique de leur modèle, où la rentabilité est essentielle.
Le marché de l’occasion continue de croître, soutenu par des préoccupations environnementales et l’évolution des habitudes de consommation. Easy Cash se distingue par son réseau physique capable d’acheter, réparer et garantir des produits, renforçant ainsi son rôle dans la structuration du marché.
En conclusion, pour Easy Cash, le magasin physique demeure un pilier fondamental de son modèle, illustrant une vision d’un commerce qui allie le numérique et le physique de manière complémentaire.
(Source : Bordeaux Gazette)





