Drapeau israélien retiré à Paris après vandalisme, l’ambassade exprime son mécontentement.
Un drapeau israélien retiré d’une installation à Paris après un acte de vandalisme
Un drapeau israélien intégré à une installation artistique à Paris a été vandalisé dans la nuit du 14 septembre. La décision collégiale de le retirer a suscité la consternation de l’ambassade d’Israël en France.
L’installation, qui voisine les étendards de 195 pays, était présentée place de la Bastille dans le cadre de la Paris Design Week. Son objectif était de créer de la cohésion sur une place chargée d’histoire, en mettant en avant des drapeaux réalisés à partir de vêtements recyclés, a expliqué le designer Jean-Sébastien Blanc, en collaboration avec Claire Renard.
Dans la nuit de lundi à mardi, le drapeau israélien, monté sur un mât en bambou, a été aspergé de peinture rouge. Le lendemain, une décision collégiale, impliquant les artistes et des institutions telles que la Mairie de Paris et le Centre des monuments nationaux, a été prise pour le retirer. « On ne souhaitait pas laisser un drapeau qui semblait taché de sang parce que ce n’était pas notre parti pris », a précisé Jean-Sébastien Blanc.
Une affiche accrochée au mât évoque un « acte de vandalisme » et indique que le drapeau ne peut être remplacé d’ici à la fin de l’installation, prévue pour dimanche.
Réaction de l’ambassade d’Israël
Dans un communiqué, l’ambassade d’Israël en France a exprimé sa consternation. « Le retrait du seul drapeau israélien constitue une décision particulièrement grave et soulève de sérieuses interrogations sur l’hostilité dont ce drapeau fait l’objet », a-t-elle déclaré, appelant à faire « toute la lumière sur les circonstances de cette dégradation ». L’ambassade a également souligné que ce choix est difficilement compatible avec les valeurs de paix et d’unité revendiquées par l’installation.
Position des artistes
Jean-Sébastien Blanc a fait valoir que le drapeau israélien était, comme les autres, une « œuvre unique », fruit de plusieurs heures de travail, et qu’il ne pouvait être remplacé sans dénaturer l’œuvre. Il a également mentionné la crainte de nouvelles dégradations si un nouveau drapeau était installé.
Ce fait illustre comment Israël peut catalyser des tensions, même en étant représenté aux côtés de nations comme la Russie, la Corée du Nord ou la Chine. « Ce n’est pas parce qu’on a décidé de représenter toutes les nations qu’on cautionne tous les gouvernements », a-t-il ajouté.
Source : AFP
