« C’est un coup de massue » : le malaise grandit après la disparition de corps et de scellés à la morgue du CHUM

C’est un coup de massue : le malaise grandit après la disparition de corps et de scellés à la morgue du CHUM

Selon nos informations révélées ce mardi (5 mai), le service de la morgue du CHU de Martinique est actuellement au cœur d’une tourmente judiciaire. Plusieurs enquêtes ont été déclenchées pour des faits d’une extrême gravité, notamment la disparition de dépouilles et d’objets placés sous scellés, plongeant l’établissement dans un profond malaise.

Une institution sous le choc des révélations

L’affaire, mise en lumière par notre rédaction, fait état de dysfonctionnements majeurs au sein du service mortuaire, désormais sous le radar de la justice depuis plusieurs semaines. Interrogé sur ces faits troublants, Jean-Pierre Jean-Louis, secrétaire général de FO Santé, exprime son désarroi face au manque de communication de la hiérarchie hospitalière.

« Puisque l’administration ne nous a pas informés de cette situation, et qu’il y a par ailleurs une affaire juridique en cours sur laquelle je ne peux pas me prononcer, d’autant que je n’ai pas encore pu échanger avec mes collègues qui travaillent dans ce service, pour lequel je me suis beaucoup investi, » déclare-t-il.

L’incompréhension face au silence de la direction

Alors que le CHU fait déjà face à de multiples défis structurels, cette nouvelle crise semble aggraver le sentiment d’accablement chez les représentants du personnel. Jean-Pierre Jean-Louis souligne la difficulté d’obtenir des clarifications de la part de la direction et s’inquiète des conséquences pour les familles endeuillées.

« La direction n’a pas souhaité nous recevoir sur ce sujet, mais j’irai chercher l’information car je suis encore vraiment remonté contre cette situation, » précise-t-il. « Nous avons déjà tellement de problèmes que nous n’arrivons pas à régler et, malheureusement, ce coup-ci vient nous anéantir encore davantage. »

L’attente des conclusions judiciaires

Face aux interrogations sur d’éventuels manquements professionnels au sein du service, le représentant syndical préfère rester prudent, tout en réitérant sa consternation face à la manière dont ces informations lui sont parvenues. « Je ne peux pas parler de manquement puisque, de mon côté, je ne sais rien, » conclut-il. « Désormais, laissons à la justice le soin d’éclaircir cette situation. »

Les révélations continuent de susciter des inquiétudes tant chez le personnel que parmi les familles touchées par ces événements tragiques.

Source : Nos informations

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