
Des PFAS détectés dans des sources d’eau minérale en France
Des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), également connues sous le nom de polluants « éternels », ont été identifiées dans trois sources d’eau en bouteille situées dans la Loire et en Ardèche. Ces sources ont été fermées par leurs exploitants, selon une annonce faite le 24 avril par la préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes.
Les sources concernées incluent la source d’eau minérale Parot à Saint-Romain-le-Puy, ainsi que deux forages d’eau commercialisée sous le nom de Perle à Vals-les-Bains. Une source proche du dossier a confirmé cette information à l’Agence France-Presse (AFP), corroborant des reportages précédents.
La marque Parot a indiqué que les niveaux de PFAS détectés étaient « inférieurs à la limite de qualité applicable à l’eau du robinet » (100 nanogrammes par litre) mais dépassaient la norme pour les eaux minérales naturelles, fixée à 30 nanogrammes par litre.
Ces sources sont gérées par la société Sources Alma, un des plus grands embouteilleurs de France, qui commercialise également des marques telles que Cristaline et Saint-Yorre. En 2025, la préfecture a contrôlé un total de 35 sources dans la région pour évaluer la présence de PFAS, substances présentes dans de nombreux produits et réputées pour leur persistance dans l’environnement.
La détection de PFAS a conduit à la mise en place d’une surveillance renforcée par les services de l’État. La marque Parot a confirmé qu’elle n’était plus commercialisée, tout en assurant que les quantités détectées ne présentaient pas de risque pour la santé humaine.
Par ailleurs, Sources Alma est actuellement visée par une information judiciaire ouverte à Paris en février 2025, suite à deux plaintes de l’association Foodwatch pour « tromperie » concernant le traitement de ses eaux minérales.
Enfin, la préfecture a noté des avancées en matière de normes imposées aux industriels, notamment Daikin et Arkema, principaux émetteurs de polluants dans la région, avec une réduction significative des rejets dans les eaux de surface et dans l’air.
Source : Le Monde avec AFP


