Des exosquelettes pour préserver la santé des travailleurs :

Des exosquelettes pour préserver la santé des travailleurs : changer l’image du bâtiment, des personnels cassés en deux en fin de carrière

Soulager les dos fatigués, les coudes usés, les lombaires abîmées. C’est la mission que s’est fixée Japet, une start-up française créée à Loos (Nord), il y a 10 ans. Au fil des ans, les exosquelettes de l’entreprise ont conquis salariés et employeurs.

À genoux, se relever, debout, penché, se baisser, s’accroupir. Toute la journée, Eric Dorangeville enchaîne les positions imposées par son métier d’étancheur. Il porte des rouleaux de 25 kg de toile bitumée qu’il pose sur les toits. Des charges lourdes, difficiles à manipuler sans son exosquelette. Il explique : « On a quand même le poids du rouleau, c’est surtout le dos qui est maintenu et ça permet d’éviter le tassement des vertèbres. Ça suit les mouvements grâce aux vérins. Ça permet de limiter la charge sur le bas du dos. Ayant été opéré d’une hernie, il y a un an et demi, je me dis que ça aide pas mal. » Pour lui, fini les arrêts de travail à répétition. Il a retrouvé une vie professionnelle plus apaisée.

Julien Guilbert, PDG de Toitech, se réjouit également : « Ça va permettre de changer cette image du bâtiment où on voit les personnels en fin de carrière cassés en deux, usés. C’est ce que je me refuse de faire. Ça permet aussi d’attirer des nouveaux et des jeunes collaborateurs. »

Ces exosquelettes motorisés sont l’œuvre de l’entreprise Japet. Anaïs Schoreel, en charge de leur intégration dans les entreprises, insiste sur l’aspect santé des salariés. Elle certifie : « On a montré qu’on venait bien protéger la colonne vertébrale en jouant le rôle d’amortisseur des chocs, sans aucune perte de musculation. Que vous portiez ou non l’exosquelette, l’activité des muscles du dos fonctionne exactement de la même manière. »

Un produit 100% français qui sort aujourd’hui d’une nouvelle ligne de fabrication, étape indispensable pour le développement de l’entreprise. Amélie Blondeaux, co-fondatrice de Japet Médical, raconte : « Au début, on a commencé dans les centres de rééducation parce qu’on voulait soulager les personnes sujettes aux lombalgies chroniques. On a eu beaucoup de demandes de la santé au travail, qui est venu nous chercher. »

Actuellement, deux mille exosquelettes ont déjà été déployés. Le potentiel de croissance de Japet est réel dans de nombreux métiers touchés par les troubles musculosquelettiques (TMS), responsables de 80% des maladies professionnelles et de 30% des arrêts de travail.

Source : France Télévisions

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