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La saison estivale approche à grand pas. Les bases de loisirs et les étangs s’apprêtent à accueillir de nombreux baigneurs et comme chaque année, la menace d’un manque de nageurs sauveteurs plane. Récemment, le département du Loiret a annoncé l’interdiction de la baignade dans l’un des deux étangs qu’il gère, faute de surveillants.
Une victime inconsciente, trois secouristes épaulés d’informateurs et des gestes précis pour secourir ce baigneur. Sur la plage de l’île Charlemagne, ce samedi 10 mai, les exercices de sauvetage s’enchaînent. Les apprentis sauveteurs s’entraînent à sauver des baigneurs dans de multiples situations.
À l’instar des médecins, la région Centre-Val de Loire souffre d’une pénurie de nageurs sauveteurs depuis plusieurs années. Les organismes formateurs, comme la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), peinent à recruter. En effet, ils ne peuvent garantir des emplois dans les piscines des villes, contrairement aux collectivités littorales qui peuvent proposer des promesses d’embauche.
Le directeur du centre de formation d’Orléans, Yann Bicharel, souligne que la perception collective de la région comme un territoire éloigné des activités maritimes complique le recrutement. « Quand des jeunes voient nos camions, ils pensent plus que l’on est perdu que pour faire quelque chose », ironise-t-il.
Un autre obstacle à l’accès à la formation est le coût, qui peut être un frein pour ceux qui souhaitent se lancer dans ces métiers. « L’investissement ou le retour sur investissement est un petit peu long », explique Yann Bicharel. La SNSM d’Orléans forme actuellement entre 12 et 20 nageurs sauveteurs par an, avec un objectif de 24 à 30.
Pour attirer de nouveaux volontaires, la SNSM d’Orléans organise des événements, comme une course de dix kilomètres à Saint-Pryvé Saint-Mesmin, visant à faire découvrir le métier au public. Au total, il manque entre 5 000 et 6 000 maîtres-nageurs sur les plages françaises.
Source : France 3 Régions.




