
Dijon accueille le congrès national des vétérinaires ruraux
Dijon est le point de rencontre pendant trois jours pour le congrès national des vétérinaires ruraux, organisé par la SNGTV (Société Nationale des Groupements Techniques Vétérinaires). Stéphanie Philizot, vétérinaire en Côte-d’Or et présidente de la SNGTV, a été invitée à discuter des enjeux actuels de la profession.
Au cours de cet événement, Philizot a expliqué le rôle d’un vétérinaire mixte, qui s’occupe à la fois des animaux de compagnie et des animaux de rente, tels que les vaches et les cochons. Elle a souligné l’importance de rester en contact avec les éleveurs et les animaux, ce qui rend ce métier à la fois passionnant et complet.
La question des déserts médicaux en milieu rural est également pertinente pour les vétérinaires. Philizot a indiqué que des régions manquent de vétérinaires, un phénomène qui varie selon les territoires et qui résulte souvent d’un manque d’attractivité ou d’élevages insuffisants pour soutenir une pratique vétérinaire rurale.
Les vétérinaires ont récemment été confrontés à des crises sanitaires, notamment la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Philizot a affirmé que la profession a fait ce qu’elle devait pour gérer cette crise, en organisant des formations et des webinaires pour aider les confrères sur le terrain. Elle a précisé que, lors de cette crise, environ 3 500 animaux ont été abattus, un chiffre à mettre en perspective avec les 13 000 animaux abattus quotidiennement pour l’alimentation.
Concernant la tuberculose bovine, qui est présente depuis plus longtemps dans les élevages de Côte-d’Or, les vétérinaires ont développé des méthodes d’abattage sélectif pour mieux cibler les animaux porteurs. Cependant, cette approche n’est pas infaillible, et la maladie continue de poser des défis.
Le congrès vise à explorer les dernières avancées en médecine vétérinaire, ainsi que le concept de « One Health », qui relie la santé humaine, animale et environnementale. Cet événement est crucial pour permettre aux vétérinaires, souvent isolés dans leurs pratiques rurales, de partager leurs connaissances et d’échanger des idées.
Source : ICI Matin




