
Déchets textiles : une enquête alerte sur les impacts de la fast-fashion
Une enquête de terrain réalisée dans les 33 ressourceries du Réseau national des ressourceries et recycleries (RNRR) met en exergue la prédominance de la fast-fashion traditionnelle par rapport à l’ultra fast-fashion, pourtant la seule ciblée par la législation actuelle. Selon cette étude, seulement 5 % des textiles non réemployables proviennent de la filière de l’ultra fast-fashion, tandis que près de la moitié des rebuts est attribuée à la fast-fashion traditionnelle. Ce secteur, représenté par des marques comme Zara, H&M, Kiabi ou Primark, utilise des méthodes de production similaires à celles des nouvelles marques comme Shein ou Boohoo, mais impacte davantage le marché du réemploi.
Cette enquête souligne la nécessité d’une révision de la loi pour qu’elle englobe l’ensemble de la fast-fashion. Les enjeux de droits humains et environnementaux associés à cette industrie ne doivent pas être éclipsés par des arguments protectionnistes en faveur de l’activité commerciale.
France Nature Environnement, en collaboration avec d’autres organisations, demande :
- Une définition élargie de la fast-fashion incluant toutes les enseignes, sans distinction de canal de vente.
- L’instauration d’un malus financier dissuasif pouvant atteindre 10 euros par produit d’ici 2030 pour toutes les marques répondant aux critères de la fast-fashion.
- L’interdiction totale de la publicité pour l’ensemble du secteur de la fast-fashion.
Cette initiative vise à réguler efficacement l’industrie textile afin de réduire son impact environnemental et social.
Source : Communiqué commun France Nature Environnement, ActionAid, Les Amis de la Terre France, Emmaüs France, Collectif Éthique sur l’étiquette, Max Havelaar France, Fashion Revolution France, Halte à l’Obsolescence Programmée, Réseau Francilien du Réemploi, Réseau National des Ressourceries & Recycleries et Zero Waste France.






