
Cuba : Diaz-Canel ouvert à l’aide humanitaire des États-Unis face à la crise énergétique
Le président cubain Miguel Diaz-Canel a déclaré que La Havane serait prête à accepter une aide humanitaire des États-Unis, à condition qu’elle soit fournie selon des pratiques reconnues internationalement. Il a cependant souligné que, si l’objectif était réellement de soulager la souffrance du peuple cubain, les États-Unis feraient mieux de lever leur embargo commercial sur l’île.
Ces commentaires ont été formulés dans un message sur les réseaux sociaux, un jour après que les États-Unis aient proposé 100 millions de dollars d’aide humanitaire à Cuba. Diaz-Canel a affirmé que si le gouvernement américain était sincère dans son intention d’apporter cette aide, il ne rencontrerait ni obstacles ni ingratitude de la part de Cuba.
Cependant, cette offre d’aide est conditionnée à l’instauration de « réformes significatives » par le gouvernement cubain. Le président a qualifié cette proposition de paradoxale, évoquant ce qu’il appelle la « punition systématique et impitoyable » infligée par les États-Unis au peuple cubain. Selon lui, la situation humanitaire pourrait être améliorée plus facilement par la levée ou l’assouplissement du blocus, qui est considéré comme délibérément induit.
Depuis les années 1960, Cuba est soumise à un embargo commercial complet de la part des États-Unis, son voisin le plus proche, situé à seulement 150 kilomètres de ses côtes. Depuis l’entrée en fonction de Donald Trump pour un second mandat en 2025, la pression américaine sur le gouvernement cubain s’est intensifiée, entraînant des pénuries d’énergie et des coupures de courant généralisées.
Le ministre cubain de l’Énergie a averti que le pays avait complètement épuisé ses réserves de diesel et de fioul, aggravant ainsi la crise énergétique. Les services publics, y compris les hôpitaux, ont été gravement affectés par ces pénuries.
L’administration Trump a également exprimé son intention de voir un changement de régime à La Havane, où les dirigeants communistes sont accusés de répression violente. Le département d’État américain a récemment réitéré son offre d’aide, affirmant que la décision revenait au régime cubain d’accepter ou de refuser cette assistance.
En parallèle, une délégation américaine dirigée par le directeur de la CIA a rencontré des responsables cubains à La Havane pour discuter de la coopération en matière de sécurité régionale et internationale.
Ces développements soulignent la complexité des relations entre Cuba et les États-Unis, dans un contexte de crise humanitaire croissante sur l’île.
Source : Al Jazeera




