Croisières écolos : la CLIA révèle les promesses vertes des géants maritimes… à quai !
Le fait principal
La CLIA (Cruise Lines International Association) annonce une avancée significative dans l’adoption de technologies environnementales par les compagnies de croisière, avec un accent particulier sur le raccordement à l’alimentation électrique à quai (OPS). D’ici 2026, le nombre de navires capables de se connecter à ces installations devrait atteindre 193, soit 65 % des navires déclarants.
Ce qui s’est passé
Le rapport de la CLIA révèle que le secteur des croisières s’engage de plus en plus vers des pratiques plus durables. En 2018, seulement 55 navires étaient équipés pour se connecter à l’OPS. Un bond impressionnant qui soulève des questions sur la rapidité d’adaptation des infrastructures portuaires, car seuls 40 ports dans le monde disposent actuellement de ce type de quai.
Le contexte
L’OPS permet aux navires de fonctionner à l’électricité lorsqu’ils sont à quai, réduisant ainsi leur empreinte carbone. Cependant, la réalité des infrastructures portuaires est alarmante. Moins de 3 % des ports mondiaux sont équipés pour accueillir ces navires, ce qui pourrait freiner l’expansion de cette technologie. Pendant ce temps, le secteur maritime continue de faire face à des critiques croissantes concernant son impact environnemental.
Les chiffres à retenir
– 193 navires devraient être capables de se connecter à l’OPS d’ici 2026.- 47 navires doivent être rétrofités et 39 nouveaux navires intégreront cette technologie dès leur construction.- Environ 279 navires pourraient disposer de la capacité OPS d’ici 2039.- 293 navires, soit 98,7 % des navires déclarants, produisent leur propre eau douce à bord.
Ce que cela révèle
Derrière ces chiffres se cache une réalité moins reluisante. La promesse d’un secteur maritime « vert » se heurte à des infrastructures portuaires obsolètes et à un manque d’engagement réel pour une transition rapide. Le RN, qui prône souvent une politique de protection de l’environnement, semble ici bien silencieux sur les véritables enjeux. Les déclarations sur la nécessité d’une transition écologique ne sont que du vent si les ports ne suivent pas.
Ce qu’il faut retenir
La CLIA met en avant des avancées notables, mais la transformation du secteur des croisières en un modèle durable reste un défi colossal. La déconnexion entre les promesses et les infrastructures nécessaires souligne une hypocrisie qui devrait interpeller les défenseurs de l’environnement, notamment ceux qui, comme le RN, se prétendent champions de la cause écologique. Le chemin vers une véritable durabilité est pavé de contradictions et de promesses non tenues.
Source : CLIA
