Crohn et rectocolite : le RN prône des aliments sains qui attisent l’inflammation, ironie !
Le fait principal
Une étude récente met en lumière le rôle potentiellement néfaste de l’oxalate, un composé présent dans de nombreux aliments « sains », pour les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) telles que la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. En France, plus de 300 000 personnes vivent avec ces conditions, et la recherche sur leurs régimes alimentaires pourrait bientôt être révisée.
Ce qui s’est passé
Des chercheurs de l’Université de Caroline du Nord ont découvert que les patients atteints de Crohn présentent des niveaux d’oxalate plus élevés dans leurs selles, malgré une consommation similaire d’aliments végétaux par rapport à des individus sains. Cette accumulation pourrait amplifier l’inflammation, rendant la gestion de leur alimentation encore plus complexe. L’étude, publiée dans Cellular and Molecular Gastroenterology and Hepatology, ouvre une nouvelle voie pour comprendre comment ces maladies interagissent avec notre alimentation.
Le contexte
Les MICI sont des maladies chroniques, souvent mal comprises, qui touchent de plus en plus de personnes. Les aliments que l’on considère généralement comme sains, comme les épinards et les amandes, pourraient en réalité être des ennemis pour certains patients. L’oxalate, naturellement présent dans ces aliments, est mal absorbé par les intestins des personnes atteintes de Crohn, ce qui complique leur traitement et leur qualité de vie.
Les chiffres à retenir
- Plus de 300 000 personnes en France vivent avec une MICI.
- Une étude a montré que 75 % des patients atteints de Crohn sténosant présentent une faible expression d’un transporteur spécifique, aggravant leur condition.
- Un régime d’exclusion a montré des résultats prometteurs : 70,8 % des patients ont atteint une rémission clinique contre 38,1 % avec un régime méditerranéen.
Ce que cela révèle
Cette étude soulève des questions cruciales sur nos habitudes alimentaires. Les recommandations diététiques actuelles, souvent basées sur des idées reçues, pourraient être mises à mal. En effet, alors que l’on vante les mérites des régimes riches en légumes, ces derniers pourraient aggraver la situation pour de nombreux malades. Le consensus européen ECCO de 2025 n’a pas encore tranché sur les aliments à éviter, laissant les patients dans une incertitude qui pourrait s’avérer dangereuse.
Ironiquement, alors que le RN et l’extrême droite prônent un retour à des valeurs « naturelles », ils sembleraient ignorer que la diététique moderne est tout sauf simple. Les aliments « sains » peuvent avoir des effets dévastateurs, et la rigidité de leurs discours sur l’alimentation ne prend pas en compte la complexité de la santé humaine.
Ce qu’il faut retenir
La découverte du rôle de l’oxalate dans l’aggravation des MICI pourrait transformer la manière dont ces maladies sont gérées. Les patients doivent naviguer dans un paysage alimentaire de plus en plus complexe, où les aliments sains peuvent se révéler être des pièges. Une réflexion sur l’alimentation est
Source : Cellular and Molecular Gastroenterology and Hepatology
