
Cour d’assises de Pau : l’accusé reconnaît avoir voulu tuer son cousin
Un homme de 41 ans, originaire de Pau, a reconnu avoir tenté de tuer son cousin lors d’une dispute qui a dégénéré. Les deux hommes, proches en apparence, partageaient un appartement rue Rivarès, mais leur relation était marquée par des tensions fréquentes et des comportements violents. Le voisinage a rapporté des altercations régulières, souvent liées à leur consommation excessive de cannabis et de cocaïne.
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Précarité et drogue
La victime, récemment placée sous curatelle, faisait face à des dettes importantes liées à son addiction. Ces problèmes financiers sont l’une des causes des conflits entre les deux hommes. L’accusé, sous pression des créanciers, s’était souvent retrouvé à régler les dettes de son cousin, ce qui avait renforcé leur animosité.
Le prévenu, diagnostiqué schizophrène depuis une dizaine d’années et sous traitement d’anxiolytiques, a déjà un passé judiciaire chargé, comprenant trois affaires de violence avec arme.
Les faits du drame
Le matin du drame, après une nuit de sommeil perturbé, l’accusé est réveillé par son cousin qui lui demande de l’argent et l’invite à quitter l’appartement. Une dispute éclate alors que les deux hommes avaient déjà consommé des stupéfiants. L’accusé a déclaré : « J’ai pété les plombs », tout en niant avoir voulu tuer son cousin durant l’instruction.
Les experts ont conclu que l’accusé n’avait pas été agressé avant d’attaquer son cousin. Il lui a d’abord saisi le cou, lui brisant le larynx, avant d’asséner un premier coup de couteau sur le flanc, suivi d’un second dans le cœur, qui s’est avéré fatal. La présidente de la cour, Christel Cariou, a interrogé l’accusé sur ses intentions, mais il n’a pas répondu.
Fuite et arrestation
Après l’attaque, l’accusé a quitté les lieux en emportant ses vêtements ensanglantés et a pris le premier train pour fuir. À Bayonne, il a passé la journée à consommer du cannabis avant de se rendre au commissariat. Interrogé sur son acte, il a déclaré : « J’ai eu peur », bien que la victime n’ait pas été jugée menaçante. Face à des questions sur la nécessité de son acte, il a simplement répondu : « J’avais les nerfs », tout en exprimant des regrets.
Cette affaire soulève des questions sur la violence domestique et les conséquences de la consommation de drogues dans des contextes de précarité.
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