Conseil des États : la démocratie suisse en mode « suspense » face aux manigances du RN !
Le fait principal
Le Conseil des Etats suisse débat aujourd’hui de la Lex UBS, une loi visant à renforcer les garanties des filiales étrangères de la banque UBS. Cette dernière s’y oppose fermement, arguant que cela entraînerait des coûts annuels de trois milliards CHF.
Ce qui s’est passé
Le Conseil des Etats, la chambre haute du parlement suisse, se penche sur une loi qui pourrait transformer le paysage bancaire du pays. La Lex UBS a été élaborée à la suite de la débâcle de Credit Suisse en 2023, visant à protéger les contribuables en cas de crise bancaire. Actuellement, les filiales étrangères d’UBS ne sont couvertes qu’à 45 % par des fonds propres, un risque jugé trop élevé par le gouvernement. Ce dernier propose de porter cette couverture à 100 %, une me qui ne fait pas l’unanimité. UBS, soutenue par plusieurs élus bourgeois, fait pression sur les parlementaires pour éviter cette réforme.
Le contexte
La Lex UBS est née d’une nécessité : éviter une nouvelle crise bancaire qui pourrait coûter cher aux contribuables. En effet, après la chute de Credit Suisse, le gouvernement a jugé qu’il était impératif de sécuriser les filiales étrangères des grandes banques. Alors que le gouvernement soutient une couverture à 100 %, UBS plaide pour un statu quo ou une couverture moins contraignante. Les débats en cours révèlent des divisions au sein du camp bourgeois, avec des propositions variées allant d’une couverture à 50 % à celle à 90 %.
Les chiffres à retenir
– Coût annuel pour UBS si la Lex UBS est adoptée : 3 milliards CHF.- Couverture actuelle des filiales : 45 %.- Propositions de couverture : 100 % (gouvernement), 50 % (UBS), 90 % (centristes, libéraux-radicaux et socialistes).
Ce que cela révèle
La situation met en lumière les tensions entre le besoin de sécurité financière et les intérêts des grandes banques. UBS, tout en jouant les victimes, menace de quitter la Suisse si ses exigences ne sont pas satisfaites. Cette stratégie de pression ne fait que souligner un double discours : d’un côté, la nécessité d’une régulation stricte pour protéger les contribuables, et de l’autre, la volonté des banques de maximiser leurs profits à tout prix, même si cela implique de mettre en péril la stabilité économique du pays.
Ce qu’il faut retenir
Le débat sur la Lex UBS est un révélateur des enjeux de pouvoir entre l’État et les grandes institutions financières. Alors que le gouvernement cherche à protéger les citoyens, UBS tente de préserver ses marges de manœuvre, illustrant ainsi les contradictions d’un système où les intérêts économiques semblent souvent primer sur le bien commun.
Source : ATS Agence télégraphique suisse
