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Conflit au sein d’un domaine viticole : licenciement et harcèlement moral
Un régisseur d’un domaine viticole, après trois décennies de service, se retrouve au cœur d’une controverse suite à un changement de véhicule de fonction. Ce changement, perçu comme une humiliation, a conduit le salarié à dénoncer un harcèlement moral.
Une carrière marquée par l’ascension
Embauché dans les années 1990 comme ouvrier agricole, cet homme a gravi les échelons pour devenir régisseur d’un domaine viticole dans le sud de la France. Son parcours, qui débute sans contrat écrit, se formalise en 2015 avec un CDI. À cette époque, il se voit attribuer une BMW X1, un véhicule qu’il utilise pour ses déplacements professionnels et personnels.
La détérioration des relations
Dès 2018, les relations avec la direction se dégradent. Les échanges, autrefois cordiaux, deviennent tendus. Le salarié évoque une surcharge de travail et un climat de pression. Le remplacement de son véhicule par une Citroën Berlingo en avril 2019 est un point de discorde majeur. Pour lui, ce changement symbolise une volonté de le rabaisser.
Les deux versions de l’histoire
L’employeur, de son côté, justifie le remplacement du véhicule par des considérations pratiques, affirmant que la BMW n’est pas nécessaire pour le travail dans les vignes. Il reproche également au salarié un usage personnel excessif de la voiture. La tension atteint son paroxysme en février 2020, lorsque le salarié reçoit une convocation à un entretien préalable, suivie d’une mise à pied conservatoire.
Le licenciement et ses conséquences
Le licenciement pour faute grave est notifié le 31 mars 2020. Les reproches portent sur des comportements jugés déloyaux et une gestion inappropriée du domaine. En réponse, le salarié saisit le conseil de prud’hommes en juin 2020. En septembre 2022, les juges valident la faute grave mais rejettent l’idée de harcèlement moral, lui accordant tout de même une indemnité de 10 124 euros.
L’appel et le jugement final
En appel, le salarié maintient ses accusations de harcèlement moral, réclamant l’annulation de son licenciement et une indemnisation de 95 213 euros. En novembre 2025, la cour d’appel se penche sur le dossier. Elle conclut que le remplacement du véhicule ne constitue pas un harcèlement, mais que les motifs de licenciement ne justifient pas une rupture aussi brutale.
Au final, le régisseur obtient plus de 113 125 euros, incluant des indemnités de licenciement et des dommages-intérêts.
Réflexion sur les relations de travail
Cette affaire soulève des questions cruciales sur la gestion des ressources humaines et la perception des changements au sein des entreprises. Le respect et la reconnaissance des employés sont essentiels pour maintenir un environnement de travail sain. Pour ceux qui cherchent à anticiper les coûts liés à des changements dans leur carrière, il peut être judicieux de comparer les options de mobilité professionnelle ou de réserver des services d’assistance juridique.
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