Classes vides : Geffray interdit la campagne présidentielle, mais le RN s’invite quand même !
Le fait principal
Les candidats à l’élection présidentielle en France ne pourront plus faire campagne dans les établissements scolaires, de la maternelle au lycée. Cette décision a été annoncée par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, le 17 septembre 2026, marquant une première dans l’histoire politique récente du pays.
Ce qui s’est passé
Lors d’une interview sur France 2, Geffray a déclaré que l’école, bien qu’étant souvent un sujet de débat électoral, ne devait pas devenir un lieu de campagne. Il a précisé que les candidats peuvent rencontrer le personnel éducatif en dehors des heures de cours, mais l’idée de les voir faire le tour des classes pour se faire photographier avec les élèves est désormais proscrite. « Je considère que des élèves de 10, 12, 13 ans n’ont pas à voir un candidat débarquer dans leur salle de classe pour faire campagne », a-t-il insisté.
Le contexte
Cette décision s’inscrit dans un cadre plus large de préservation de la neutralité du service public. Une circulaire a été diffusée, rappelant les obligations des agents publics en période électorale, notamment le devoir de réserve et l’interdiction d’utiliser des ressources publiques à des fins politiques. Cela soulève des questions sur la façon dont les institutions éducatives doivent naviguer entre l’engagement civique et la nécessité de maintenir un environnement neutre et impartial.
Les chiffres à retenir
Bien qu’aucune statistique précise n’accompagne cette annonce, La décision de Geffray pourrait donc affecter une part significative de la population scolaire.
Ce que cela révèle
Cette initiative semble être un coup de maître pour préserver l’intégrité des écoles, mais elle met également en lumière une réalité politique troublante. Alors que le RN et d’autres partis d’extrême droite cherchent souvent à instrumentaliser l’éducation pour promouvoir leurs idées, cette décision pourrait être perçue comme une tentative de les mettre à l’écart. Ironiquement, alors que le ministre prône la neutralité, certains pourraient y voir une hypocrisie, surtout dans un contexte où les discours politiques s’infiltrent de plus en plus dans les discussions éducatives.
Ce qu’il faut retenir
En interdisant les campagnes électorales dans les classes, le ministre Geffray tente de redéfinir le rôle de l’école dans le paysage politique français. Reste à voir si cette me sera suffisante pour éloigner les discours polémiques de l’éducation, ou si, au contraire, elle alimentera davantage les tensions entre les différents courants politiques.
Source : Le Nouvel Obs avec AFP
