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Chez la souris, un composé du soja atténue l’hypertension et certains troubles cognitifs liés au sel

Un composé issu du soja, le LPC70, a atténué chez des souris plusieurs effets d’une alimentation très salée : hausse de la pression artérielle, baisse des interactions sociales et difficultés de mémoire. Une étude japonaise décrit des changements dans les signaux moléculaires des reins et du cerveau, mais ces résultats expérimentaux ne permettent pas encore de conclure à un bénéfice chez l’être humain. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

Des effets observés chez des souris

Les chercheurs ont étudié le LPC70, un lysolecithine de soja composé à plus de 70 % de lysophosphatidylcholine. Les souris ont reçu pendant dix semaines un régime contenant 8 % de chlorure de sodium, avec ou sans supplémentation en LPC70. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

Chez les animaux soumis au régime très salé, la pression artérielle systolique a augmenté. Leur comportement social et leur capacité à reconnaître des objets déjà rencontrés se sont également dégradés. En revanche, les chercheurs n’ont pas relevé de changement notable dans leur activité générale ni dans les comportements associés à l’anxiété.

Avec le LPC70, plusieurs de ces effets se sont atténués : la pression artérielle a diminué et les résultats aux tests de comportement social et de mémoire de reconnaissance se sont améliorés. L’étude ne montre toutefois pas que le composé prévient les troubles liés au sel chez l’humain.

Des réponses différentes dans les reins et le cerveau

L’équipe s’est intéressée aux prostaglandines, des molécules de signalisation produites notamment à partir de l’acide arachidonique. Leurs effets varient selon les récepteurs qu’elles activent et les tissus concernés.

Dans les reins, le régime salé a augmenté l’expression de COX-2 et du récepteur EP3, deux éléments associés aux voies de signalisation des prostaglandines. Le LPC70 a limité ces augmentations. Les chercheurs estiment que ces changements pourraient contribuer à expliquer l’effet observé sur la pression artérielle.

Dans le cortex préfrontal, une région impliquée dans la mémoire et les comportements sociaux, l’excès de sel a réduit l’expression du récepteur DP1. Le LPC70 l’a rétablie, sans modifier celle du récepteur DP2. Cette différence suggère que le composé n’agit pas de la même façon sur toutes les voies de signalisation : son action pourrait dépendre du récepteur et de l’organe concernés. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

Une piste qui reste à confirmer

Les analyses ont aussi mis en évidence une variation de l’acide arachidonique et de certaines prostaglandines. Les souris nourries avec beaucoup de sel présentaient moins d’acide arachidonique circulant. Avec le LPC70, les niveaux de prostaglandines dérivées de cet acide, dont PGE2 et PGD2, ont augmenté. Les auteurs avancent que le composé pourrait favoriser leur production dans ces conditions, sans que le mécanisme soit établi comme une explication définitive.

Les résultats ont été mis en ligne le 14 mai 2026 et publiés dans le volume 197 de la revue Neurochemistry International. Ils ouvrent une piste de recherche sur les effets d’un ingrédient dérivé du soja, mais leur portée reste limitée par le fait qu’ils proviennent d’expériences sur des souris. Des études cliniques seront nécessaires pour savoir si les mêmes effets peuvent être observés chez l’humain. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)


Source : Latest Science News — ScienceDaily (www.sciencedaily.com)

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Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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