Le CNES, l’agence spatiale française, a récemment introduit un nouvel outil appelé OASIS, destiné à évaluer l’empreinte environnementale de ses projets spatiaux. Cet outil, qui signifie Outil d’Analyse Simplifiée des Impacts environnementaux des Systèmes Orbitaux, permet ainsi d’intégrer la question environnementale dans le processus de développement des satellites et autres systèmes orbitaux.

Ce qui s’est passé

Dans un contexte où chaque activité humaine impacte l’environnement, il est crucial que le développement des systèmes spatiaux prenne en compte ces enjeux. OASIS vient donc répondre à cette nécessité en quantifiant les ressources nécessaires à chaque étape d’un projet, de la conception à l’exploitation, jusqu’à la phase de démantèlement. Cet engagement s’inscrit dans la démarche du CNES visant à atteindre une neutralité carbone d’ici 2050.
Ce que l’on sait
Les chefs de projet au CNES peuvent désormais évaluer plusieurs facteurs environnementaux grâce à OASIS. Éric Lorigny, expert en Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) au CNES, souligne que l’outil permet de suivre des indicateurs tels que les émissions de dioxyde de carbone, la consommation d’eau, l’utilisation d’énergie fossile, et les impacts sur les écosystèmes ainsi que sur la santé humaine. Cela vise à créer un panorama global des répercussions environnementales des projets avant même leur déploiement.
Des leviers concrets identifiés
Pour optimiser l’impact environnemental, le CNES a identifié des leviers pratiques comme le choix des lanceurs, qui doivent être adaptés à la taille des satellites, et la mise en œuvre de l’écoconception via des matériaux à faible impact. Une attention particulière est également portée sur les processus de tests dans les salles blanches, qui sont gourmands en énergie. D’autres enjeux, comme la logistique des transports et le traitement des données, sont finis aussi sous le prisme de cet outil.
L’engagement au cœur de l’outil
Pour assurer une utilisation efficace d’OASIS, le CNES bénéficie de l’implication de bénévoles engagés dans une démarche écoresponsable. Parmi eux, Chloé Mamet, ingénieure en composants électroniques, accompagne les équipes de projet dans la prise en main de l’outil, facilitant l’analyse du cycle de vie des projets.
Un logiciel simple d’utilisation
Développé par la société Scalian, OASIS est conçu pour être intuitif. Les utilisateurs sont guidés par une série de questions pour remplir les données nécessaires à l’analyse. En moins d’une heure, ils peuvent obtenir une estimation de l’empreinte environnementale de leur projet.
Un bilan immédiat et concret
Une fois les données saisies, l’outil génère instantanément des résultats en matière d’impact environnemental, exprimés en unités concrètes telles que les émissions de CO2, la consommation d’eau et l’utilisation de ressources fossiles. Des représentations graphiques et des comparaisons avec des éléments du quotidien (comme le nombre de piscines olympiques ou de trajets en avion) permettent d’illustrer ces résultats, rendant l’analyse plus accessible.
Analyse de projets très divers
Bien qu’OASIS soit principalement destiné aux systèmes orbitaux, ses fonctionnalités d’adaptation permettent de l’utiliser pour d’autres projets, tels que les campagnes de lâchers de ballons stratosphériques et, prochainement, l’évaluation des lanceurs.
La suite
Dans une démarche d’accompagnement, le CNES offre également des licences d’utilisation d’OASIS à ses partenaires nationaux et internationaux, favorisant ainsi la formation des étudiants à l’ingénierie responsable. À terme, l’organisation prévoit d’intégrer le CO2 comme ressource budgétisée par projet, facilitant un suivi continu de l’impact environnemental et pilotant ainsi la décarbonation de ses projets.
Source : Actualités et évènements (cnes.fr)
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