
Chevaux mutilés en Seine-Maritime : en appel, les associations de protection animale obtiennent une « demi-victoire »
Ce mardi 28 avril 2026, la cour d’Appel de Rouen a rendu une décision concernant les intérêts civils portés par deux associations de défense des animaux, suite à l’affaire des chevaux mutilés en Seine-Maritime.
Les associations Stéphane Lamart et la Société nationale pour la défense des animaux (SNDA) avaient initialement obtenu 150 euros chacune pour préjudice moral lors de l’audience au tribunal correctionnel. En appel, chacune a reçu 1 000 euros de dommages et intérêts, ainsi que 1 000 euros pour le remboursement des frais de justice. « C’est une augmentation significative, la cour a reconnu que notre demande d’appel était fondée », a déclaré Me Patrice Grillon, l’avocat représentant les deux associations.
La cour d’Appel de Rouen, réputée pour sa rigueur dans l’attribution de sommes aux associations de défense des droits des animaux, a motivé sa décision par la violence des faits et l’action « odieuse et gratuite » de l’agresseur. Me Grillon a qualifié cette décision de « demi-victoire », soulignant que bien qu’une somme plus élevée ait été demandée, le jugement représente un progrès dans la reconnaissance des droits des animaux.
L’affaire des chevaux mutilés avait été jugée le 26 septembre 2025. Un jeune homme était accusé d’avoir mutilé 15 chevaux et poneys, dont 5 sont morts de leurs blessures. Les actes se sont déroulés entre mai et juillet 2025, dans des villages du pays de Caux et près du Havre. L’homme a été condamné à quatre ans de prison, dont deux avec sursis.
Source : Actu.fr, Louise Boutard, 28 avril 2026.



