Chasse en crise : la sécheresse fait fuir les gibiers, mais pas les discours du RN !
Le fait principal
Ce 27 septembre, les chasseurs d’Eure-et-Loir ont dû s’adapter aux caprices du climat. Au lieu de traquer le petit gibier traditionnel, ils se sont tournés vers le chevreuil, réduisant leurs quotas de 15 % en raison d’une sécheresse record.
Ce qui s’est passé
François Caré, vice-président de la Fédération des chasseurs d’Eure-et-Loir, a ouvert la saison de chasse en évoquant des « conditions de sécheresse un peu difficiles« . Les fortes chaleurs de l’été dernier ont bouleversé cette tradition, transformant une chasse habituellement dédiée aux petits gibiers en une traque de chevreuils et de biches. Les symptômes de cette sécheresse sont visibles, avec des cours d’eau asséchés et des terriers abandonnés.
Le contexte
La chasse, un rituel ancestral, se heurte désormais aux réalités du changement climatique. Alors que les chasseurs s’efforcent de protéger la biodiversité en alimentant des points d’eau pour la faune, des associations environnementales réclament une suspension de la chasse dans les zones touchées par les incendies de l’été. La Fédération des chasseurs a donc décidé de réduire ses quotas, une première qui témoigne d’une évolution face à une crise environnementale grandissante.
Les chiffres à retenir
- Réduction des quotas de gibier de 15 % par rapport à la saison 2025-2026.
- Chasses organisées de 5 heures à 9 heures du matin pour éviter la chaleur.
Ce que cela révèle
La situation actuelle met en lumière une contradiction frappante : alors que certains politiques et groupes, notamment du RN, prônent un retour à des pratiques traditionnelles sans tenir compte des évolutions environnementales, les chasseurs eux-mêmes sont contraints de s’adapter. Leur discours sur la préservation de la nature se heurte à une réalité bien plus complexe, où les traditions doivent céder face à l’urgence climatique. Un retournement de situation qui pourrait faire sourire, si ce n’était si grave.
Ce qu’il faut retenir
La chasse en Eure-et-Loir, traditionnellement un symbole de continuité, s’effondre sous le poids du changement climatique. Les chasseurs, loin de rester figés dans leurs habitudes, montrent une volonté d’adaptation. Mais peut-on vraiment parler de préservation quand la nature elle-même crie à l’aide ? Les contradictions politiques se révèlent de plus en plus, et la réalité impose un changement que certains semblent encore ignorer.
Source : France 3 Régions
