
Budget : l’ultra-ras-le-bol des Ultramarins, matraqués par l’austérité
L’eau a encore cessé de couler, à Fort-de-France. Le 17 novembre, plusieurs quartiers de la capitale de la Martinique ont été privés d’accès à l’eau potable pendant une partie de la journée. Cette situation, tristement courante dans les Antilles, est due à l’état dégradé des infrastructures de traitement et de distribution de l’eau. Un grand plan de rénovation du réseau est nécessaire pour faire face à cette problématique.
Les besoins en matière d’infrastructures et de services publics sont colossaux dans les territoires ultramarins. Cependant, ces régions semblent une fois de plus être les « parents pauvres » des réflexions budgétaires en France. Le député de Martinique, Marcellin Nadeau (groupe GDR), a exprimé son inquiétude : « Le budget est terrible pour tout le monde, mais pour nous c’est pire. » Cette déclaration souligne que l’austérité a des effets décuplés dans des territoires déjà marqués par des indicateurs socio-économiques dégradés.
Selon l’Insee, le taux de pauvreté en Martinique, en Guadeloupe et à La Réunion est significativement plus élevé que la moyenne nationale. Cette réalité rend d’autant plus difficile la mise en œuvre de politiques publiques efficaces dans ces régions.
Les conséquences de cette situation sont multiples, avec une population qui se sent de plus en plus abandonnée face à des choix budgétaires qui ne tiennent pas compte de leurs spécificités.
Source : L’Humanité, Insee.




