Bruxelles : Cinq heures d’attente pour passer les contrôles EES, le rêve d’une Europe sans frontières !
Le fait principal
Des voyageurs à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem ont récemment vécu un véritable calvaire, attendant jusqu’à cinq heures pour passer le contrôle des passeports, en raison du nouveau système européen d’entrée et de sortie (EES).
Ce qui s’est passé
Carla Denise, une voyageuse américaine, a partagé son expérience sur Facebook : « Arrivés à l’aéroport de Bruxelles (BRU) le jeudi 24 septembre à 7h15, nous étions dans la file d’attente pour les passeports “Autres” à 7h34. À 12h19, après presque cinq heures d’attente, nous sommes enfin arrivés au guichet du contrôle des passeports… » Son témoignage met en lumière les désagréments causés par des bornes EES inopérantes, alors que des rafraîchissements étaient distribués pour apaiser les nerfs des passagers immobilisés.
Le contexte
Le système EES, en vigueur depuis avril 2026, vise à enregistrer les entrées et sorties des ressortissants de pays tiers. Cependant, il semble que son déploiement ait été tout sauf fluide. D’autres aéroports européens, comme Paris-Charles de Gaulle, ont également signalé des attentes similaires, atteignant jusqu’à quatre heures. Les aéroports de Genève et Zurich en Suisse ne sont pas en reste, souffrant d’allongements de temps de contrôle lors de l’arrivée simultanée de plusieurs vols hors Schengen.
Les chiffres à retenir
- 4h45 : temps d’attente rapporté par Carla Denise.
- 10 avril 2026 : date d’entrée en vigueur officielle du système EES.
- 9 : nombre de pays ayant demandé une prolongation de la flexibilité dans l’enregistrement des données EES.
Ce que cela révèle
Face à ces désagréments, neuf pays européens, dont la France et l’Allemagne, demandent une souplesse pour éviter des attentes excessives. Ironiquement, alors que l’EES est censé renforcer la sécurité, il semble davantage créer un chaos aux frontières. Les promesses de fluidité s’effritent, révélant un décalage troublant entre l’intention politique et la réalité vécue par les voyageurs. Pendant ce temps, l’extrême droite, qui prêche une sécurité accrue, pourrait bien se retrouver piégée dans les filets de son propre discours, alors que les citoyens subissent les conséquences d’une bureaucratie inefficace.
Ce qu’il faut retenir
Le nouveau système EES, censé moderniser le contrôle aux frontières, se transforme en véritable casse-tête pour les voyageurs. La promesse de sécurité semble, pour l’heure, plus une illusion qu’une réalité, laissant les passagers dans des files d’attente interminables. Une situation qui pourrait bien alimenter les critiques à l’encontre des politiques d’immigration en Europe.
Source : Témoignage de Carla Denise sur Facebook.
