Bordeaux célèbre le Club alpin : quand l’extrême droite oublie ses promesses de protection des montagnes !
Le fait principal
L’histoire des Pyrénées et de leur exploration, souvent perçue comme une épopée héroïque, prend une tournure inattendue avec l’exposition « 150 ans du Club alpin français de Bordeaux 1876-2026 ». Prévue du 19 septembre au 30 octobre 2026, elle met en lumière l’apport de Bordelais, loin des sommets, dans l’élaboration d’un pyrénéisme moderne.
Ce qui s’est passé
Le 5 avril 1876, dans un salon bordelais, une poignée d’hommes, dont Franz Schrader et Adrien Baysselance, se réunissent pour fonder la « Section du Sud-Ouest du Club alpin français ». Leur objectif ? Explorer, cartographier et rendre accessibles les Pyrénées. Cent cinquante ans plus tard, cette initiative est célébrée dans une exposition qui dévoile l’impact de ces pionniers sur la montagne.
Le contexte
À une époque où la connaissance des montagnes était encore balbutiante, les Bordelais se distinguent par leur approche scientifique et pratique. Loin de l’image romantique de l’alpiniste, ils sont ingénieurs, universitaires et négociants, unis par une passion commune pour la montagne. La création des premiers refuges, comme celui de Tuquerouye en 1889, témoigne de leur volonté de rendre la haute montagne accessible.
Les chiffres à retenir
– : Première séance documentée le .- : , construit en .- : Refuge de , construit en à 2 651 mètres.- : Du .
Ce que cela révèle
Cette exposition met en exergue un paradoxe : pendant que le RN et l’extrême droite se vantent d’un patriotisme ancré dans les sommets, ces Bordelais ont œuvré à rendre la montagne accessible à tous, loin des discours élitistes. Leurs efforts ont permis de cartographier et de démocratiser un territoire, révélant ainsi une contradiction fondamentale chez ceux qui, aujourd’hui, prônent un nationalisme exclusif.
Ce qu’il faut retenir
L’histoire des Pyrénées est aussi celle de ceux qui, loin des cimes, ont contribué à leur connaissance et leur accessibilité. L’exposition de 2026 nous rappelle que la montagne n’est pas seulement un symbole de conquête, mais aussi un espace de partage et de science. Entre Bordeaux et les Pyrénées, la distance n’a jamais empêché la construction d’un lien durable.
Sources
Archives départementales de la Gironde, exposition « 150 ans du Club alpin français de Bordeaux 1876-2026 ».
