Bologne, ville symbole de l’Italie progressiste, ciblée par l’extrême droite

Bologne, symbole d’une Italie progressiste sous pression de l’extrême droite

À Bologne, la gare abrite une horloge qui marque l’heure exacte deux fois par jour : à 10 h 25, moment tragique où, en 1980, une bombe à retardement a causé la mort de 85 personnes. Cette tragédie, survenue le 2 août, demeure un point de mémoire marquant pour la ville et le pays, symbolisant les violences des années de plomb en Italie. Les procès qui ont suivi, se poursuivant jusqu’en 2025, ont révélé que les auteurs de cet attentat étaient des terroristes d’extrême droite, agissant au sein d’un réseau soutenu par des membres de l’État.

Les noms des victimes sont gravés sur une plaque, surmontée de l’épitaphe « Victimes du terrorisme fasciste ». Cet événement a été interprété par l’Italie progressiste comme le signe d’une ère nouvelle, marquée par la montée des idées néolibérales, avec des figures telles que Margaret Thatcher et Ronald Reagan, dont Silvio Berlusconi serait l’héritier politique.

Dans ce contexte, la nomination de Chiara Colosimo, membre de Fratelli d’Italia, à la présidence de la commission parlementaire antimafia et antiterrorisme, a suscité des controverses. Sa proximité avec l’extrême droite et une photo la montrant enlaçant un responsable du massacre de Bologne ont provoqué la colère des victimes et de leurs familles, illustrant la tension persistante entre mémoire historique et politique contemporaine.

Bologne continue de se positionner comme un bastion de la résistance contre l’extrême droite, tout en portant le poids d’un passé tragique qui influence encore la société italienne actuelle.

(Source : Le Monde)

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