
Boën : Stal défend son projet de Centrale d’enrobage, ses opposants n’en démordent pas
Introduction
Nous vous parlions en janvier de ce projet témoignant d’une décennie de polémiques et cristallisant des tensions à Boën-sur-Lignon. Peu loquace au départ du dossier, alors que les travaux d’aménagement démarrent enfin, Anthony Stal, à la tête de l’entreprise de BTP Stal, a souhaité défendre sa Centrale d’enrobage. Il rappelle sa victoire en Justice et dénonce une « désinformation » portée par une opposition persistante qui interroge les « nombreux manquements » qui auraient dû, selon elle, bloquer le projet.
Table des matières
Contexte
Le 27 avril, deux policiers nationaux étaient postés en bas de l’immeuble où se tenait une conférence de presse d’Anthony Stal, illustrant l’importance des tensions autour du projet. Une dizaine de manifestants s’étaient rassemblés pour exprimer leur opposition, qui se divise entre des préoccupations politiques, des inquiétudes de riverains, et des actions juridiques menées par des associations.
Ce projet, discuté depuis plus de dix ans, a fait l’objet de nombreuses délibérations et de recours en justice. Les opérations de terrassement ont été annoncées comme imminentes, et Stal a insisté sur la conformité réglementaire de son projet, qui devrait créer 40 emplois à terme.
Données et Statistiques
L’entreprise Stal, qui emploie déjà 270 personnes en contrat à durée indéterminée, prévoit d’investir 5 millions d’euros dans la construction de cette centrale sur un terrain de 2,7 hectares. Le projet, qui inclut un volet de recyclage, vise à produire 35 000 tonnes d’enrobés par an, avec un objectif de rentabilité basé sur un chiffre d’affaires de 2,5 à 3 millions d’euros par an.
Conséquences
Le chantier doit être opérationnel d’ici octobre, avec un suivi environnemental renforcé, incluant la création d’un comité de suivi composé d’élus locaux et d’un représentant des opposants. Malgré les promesses de Stal concernant l’impact environnemental, les inquiétudes demeurent, notamment en raison de la proximité de l’hôpital local et d’établissements scolaires.
Les opposants, quant à eux, continuent de faire valoir leurs préoccupations sur les risques sanitaires et environnementaux liés à la centrale, soulignant un manque de transparence dans le processus décisionnel.
Source : IF Saint-Etienne


