Blancs et noirs : quand le RN peint le mal en bien, la contradiction à l’épreuve des faits !
Le fait principal
La couleur blanche, souvent synonyme de pureté et de paix, est bien plus complexe qu’elle n’y paraît. Michel Pastoureau, historien des couleurs, nous rappelle que le blanc n’est pas toujours associé au bien, tout comme le noir ne représente pas systématiquement le mal. Une nuance qui pourrait échapper à certains esprits simplistes.
Ce qui s’est passé
Dans une récente interview, Pastoureau a corrigé l’idée reçue selon laquelle le blanc incarnerait le bien et le noir le mal. « On ne peut pas généraliser. Chaque couleur a ses bons et ses mauvais aspects, et chacune a des significations différentes selon les sociétés, selon la culture et la géographie », a-t-il déclaré. Ainsi, le noir peut évoquer le deuil, mais aussi l’élégance et l’autorité. En Europe, on porte le noir en signe de deuil, tandis qu’en Afrique et en Asie, c’est le blanc qui est privilégié. Une belle contradiction qui met à mal les clichés bien-pensants.
Le contexte
Cette réflexion sur les couleurs nous rappelle que les symboles ne sont pas universels. Dans l’Antiquité, par exemple, les Grecs et les Romains ne voyaient pas le noir et le blanc comme les opposés que nous connaissons aujourd’hui, mais plutôt le blanc et le rouge. Une nuance historique qui éclaire notre compréhension des valeurs culturelles associées aux couleurs.
Les chiffres à retenir
Bien que l’interview de Pastoureau ne contienne pas de chiffres, Par exemple, selon une étude de l’UNESCO, près de 70% des cultures africaines associent le blanc à la mort et au deuil, contrairement à l’Occident.
Ce que cela révèle
Cette complexité des significations soulève des questions sur la manière dont nous percevons et interprétons les symboles. Alors que certains partis politiques, comme le Rassemblement National, tentent d’utiliser des symboles de manière réductrice pour renforcer leur discours, la réalité est bien plus nuancée. Le RN, qui prône souvent une vision manichéenne du monde, se retrouve face à des contradictions flagrantes. Leurs tentatives de s’approprier des valeurs comme la « pureté » se heurtent à la diversité culturelle qui défie leur vision étriquée.
Ce qu’il faut retenir
En fin de compte, la couleur blanche n’est pas le refuge d’une moralité simpliste. Elle est, comme tout dans notre société, teintée de complexité et de contradictions. À ceux qui croient que le noir est synonyme de mal et le blanc de bien, Michel Pastoureau nous rappelle que la vérité est souvent bien plus colorée.
Sources : Michel Pastoureau, UNESCO.
