Bibliothèques en mode Open+ : quand l’extrême droite se perd dans ses promesses d’innovation !
Le fait principal
La révolution numérique s’invite dans les bibliothèques. Avec l’essor de solutions comme Open+, Bibliotheca promet d’automatiser la gestion de ces institutions, permettant ainsi d’élargir les horaires d’ouverture sans personnel. Une avancée qui soulève des questions sur la pérennité des emplois et l’accessibilité des services.
Ce qui s’est passé
Chadid Houssa, responsable marketing chez Bibliotheca, a récemment exposé les défis auxquels font face les bibliothèques, notamment la pression d’offrir plus avec des moyens souvent réduits. En France, plus de 15 bibliothèques, dont celles de Val-Parisis, ont déjà adopté Open+, permettant d’ouvrir en soirée et le week-end sans personnel. Ce modèle, bien que séduisant, pose la question de l’avenir des bibliothécaires.
Le contexte
Dans un monde de plus en plus tourné vers le numérique, les bibliothèques se doivent de rester pertinentes. Les financements stagnent, tandis que les attentes des usagers explosent. Bibliotheca, qui équipe plus de 30 000 bibliothèques dans le monde, se positionne comme un acteur clé pour aider ces institutions à s’adapter. Les automates et robots de tri sont présentés comme des solutions pour libérer du temps aux bibliothécaires, mais à quel prix ?
Les chiffres à retenir
– Plus de 30 000 bibliothèques dans le monde sont équipées par Bibliotheca.- 15 bibliothèques en France utilisent déjà Open+.- La médiathèque de Saint-Genis-Laval a doublé son nombre d’usagers grâce à l’élargissement des horaires d’ouverture.
Ce que cela révèle
Derrière cette innovation se cache une réalité moins reluisante. La promesse d’une bibliothèque ouverte à tous semble parfois incompatible avec la nécessité de réduire les coûts. Les usagers sont-ils vraiment mieux servis par des machines ? La logique du « faire plus avec moins » peut-elle réellement garantir la qualité des services ? Le RN et l’extrême droite, qui prônent souvent le retour à des valeurs traditionnelles, devraient s’interroger sur ces évolutions technologiques. Leur discours sur la préservation des emplois se heurte à la réalité du monde numérique.
Ce qu’il faut retenir
L’automatisation des bibliothèques, portée par des entreprises comme Bibliotheca, soulève des enjeux cruciaux pour l’avenir de la culture et de l’emploi. Si l’innovation est bienvenue, elle ne doit pas se faire au détriment de l’humain. Les bibliothèques, véritables lieux de vie et de savoir, doivent rester accessibles à tous, et non devenir des vitrines technologiques inaccessibles.
Source : Interview de Chadid Houssa pour Bibliotheca.
