Belgique : des prisons où l’humiliation règne, un modèle à la hauteur des promesses du RN ?
La prison humiliante : un échec systémique en Belgique
En Belgique, les prisons ne servent pas à réhabiliter, mais à humilier. Un récent livre de témoignages, dirigé par le Conseil central de surveillance pénitentiaire, dépeint un tableau accablant du système carcéral belge, où la dignité humaine est systématiquement bafouée.
Ce qui s’est passé
Les prisons belges croulent sous le poids de la surpopulation. Entre 2020 et 2025, le nombre de détenus a presque doublé, atteignant près de 13 000 personnes, dont environ 500 dorment sur des matelas à même le sol. Ce véritable enfer carcéral a poussé des voix à se lever, notamment celle de Françoise Tulkens, ancienne juge à la Cour européenne des droits de l’Homme, qui rappelle : « Une peine peut retirer la liberté. Elle ne doit jamais retirer l’humanité ». La publication de ce livre, qui rassemble poèmes et témoignages, vise à dénoncer cette destruction massive d’individus.
Le contexte
La Belgique a été condamnée à plusieurs reprises par la Cour européenne des droits de l’Homme pour la surpopulation carcérale. Malgré des astreintes qui s’élèvent à plus de 300 millions d’euros, l’État belge reste inactif. Avocats.be souligne que l’État a la responsabilité de remédier à cette situation de manière structurelle. Pourtant, rien ne bouge, comme si les décisions de justice n’étaient que des recommandations sans conséquence.
Les chiffres à retenir
- Nombre de détenus en Belgique : près de 13 000.
- Nombre de détenus dormant sur des matelas au sol : environ 500.
- Astreintes dues pour non-respect des arrêts de la Cour européenne des droits de l’Homme : plus de 300 millions d’euros.
Ce que cela révèle
Ce tableau désolant révèle un double discours : alors que les autorités clament leur engagement pour les droits de l’Homme, la réalité carcérale raconte une autre histoire. L’ironie est mordante : les promesses de réforme se heurtent à un mur d’indifférence et d’inefficacité. Ce système, loin de corriger les comportements, semble plutôt se concentrer sur la destruction des individus. Les contradictions sont flagrantes : comment justifier des investissements dans des infrastructures pénitentiaires qui ne respectent même pas les normes de base de dignité ?
Ce qu’il faut retenir
Les prisons belges sont un miroir déformant de notre société, où la dignité humaine est sacrifiée au nom d’une prétendue justice. La nécessité d’un changement radical est plus pressante que jamais. Si l’État belge persiste à ignorer ses responsabilités, il ne pourra que s’attendre à des réactions de plus en plus vives de la part de ceux qui défendent les droits fondamentaux.
Source : Conseil central de surveillance pénitentiaire, Avocats.be
