Le ministère américain de la Justice relance une procédure contre James Comey, ancien directeur du FBI et critique de Donald Trump. Les autorités l’accusent d’avoir, en octobre 2016, fait transmettre à un journaliste des informations relevant de la défense nationale. À ce stade, il s’agit d’un document d’accusation déposé par les procureurs, et non d’un acte validé par un grand jury.

Une accusation liée à des faits remontant à 2016

Selon les documents judiciaires rendus publics le lundi 26 octobre, James Comey aurait demandé à une personne non identifiée de communiquer à un journaliste des informations auxquelles celui-ci n’était pas autorisé à accéder. L’ancien patron du FBI dirigeait alors le bureau.
La procédure repose sur un « criminal information », un document déposé par les procureurs. Contrairement à une mise en accusation par un grand jury, cette démarche ne nécessite ni son approbation ni, à ce stade, une décision judiciaire établissant l’existence d’éléments suffisants. Le ministère de la Justice a indiqué que le dépôt visait à préserver la possibilité de poursuivre l’affaire avant l’expiration du délai légal. Les avocats de Comey contestent la validité de cette démarche et demandent le rejet du dossier. (apnews.com)
James Comey a rejeté les accusations dans une vidéo publiée sur Substack. Il s’est dit innocent et a dénoncé ce qu’il considère comme un abus du ministère de la Justice. Son avocat, Patrick Fitzgerald, a également affirmé que les faits avaient déjà été examinés lors du premier mandat de Donald Trump et qu’à l’époque, le gouvernement avait conclu qu’aucune poursuite ne devait être engagée. (apnews.com)
Une troisième procédure judiciaire
Cette nouvelle initiative intervient après deux autres procédures visant l’ancien directeur du FBI depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. En septembre 2025, James Comey avait été poursuivi pour avoir prétendument menti sous serment devant le Congrès. Une juge fédérale a ensuite annulé cette procédure, estimant que la procureure à l’origine des poursuites avait été nommée illégalement.
En avril 2026, une autre affaire a été engagée après la publication, puis le retrait, d’une photo sur Instagram. Des coquillages disposés dans le sable formaient le message « 86 47 », que les autorités ont interprété comme une menace visant le président, le 47e de l’histoire des États-Unis. Cette procédure est distincte de la nouvelle accusation portant sur la divulgation présumée d’informations. (apnews.com)
Une décision favorable à sa fille le même jour
La publication des documents concernant James Comey est survenue quelques heures après une décision favorable à sa fille, Maurene Comey. Un juge fédéral a conclu que son licenciement du ministère de la Justice, en juillet 2025, avait enfreint la loi et les règles encadrant le renvoi des procureurs fédéraux. La décision prévoit sa réintégration rétroactive et le versement d’arriérés de salaire jusqu’au 20 décembre 2025, date à laquelle elle a accepté un autre emploi. (nysd.uscourts.gov)
Source : RFI – Actualités, info, news en direct – Radio France Internationale (www.rfi.fr)
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Auteur : RFI avec AFP







