
Amandine Tireau : une auto-entrepreneuse dans le secteur agricole de l’Orne
Amandine Tireau, mère célibataire de 34 ans, a récemment lancé son entreprise de services agricoles dans l’Orne. Depuis, elle jongle avec un emploi du temps chargé, travaillant souvent sept jours sur sept et se déplaçant entre six et sept fermes par semaine. Résidant à Mortrée, elle déclare : « Ce n’est pas trop compliqué car je fais quelque chose que j’aime, je suis dans mon élément. »
Passionnée par l’agriculture depuis son enfance, Amandine a d’abord exercé dans divers secteurs, tels que le commerce, l’industrie et les maisons de retraite, avant de se tourner vers l’agriculture en 2023. « J’ai choisi ce secteur car il y a beaucoup de débouchés, et, étant fille d’agriculteurs, j’étais déjà passionnée quand j’étais petite », explique-t-elle. Après avoir été salariée dans deux fermes et effectué des remplacements, elle a décidé de devenir auto-entrepreneuse en lançant son entreprise, Passion-élevage 61, le 1er janvier 2026. Elle propose des remplacements pour les agriculteurs en cas d’absences, s’occupant des vaches, veaux, et des machines agricoles.
Ce mode de fonctionnement lui permet de bénéficier de missions variées, sans routine. Quatre mois après le début de son activité, Amandine se dit satisfaite de son parcours : « Plusieurs personnes m’ont poussée à créer mon entreprise et je ne regrette pas, ça marche bien. Je suis quasiment complète jusqu’au mois d’août. » Cette forte demande met en lumière un problème dans le secteur : un manque de main-d’œuvre qui l’amène à travailler jusqu’en Allier pour les moissons cet été.
L’organisation est cruciale pour Amandine, surtout lorsqu’elle a la garde de ses trois enfants une semaine sur deux. « La semaine où j’ai les enfants, c’est limité. J’essaye quand même de travailler sept jours sur sept et, quand je peux, je les emmène », précise-t-elle. Ses enfants participent même à la promotion de l’entreprise sur les réseaux sociaux.
Selon le ministère de l’Agriculture, les femmes représentaient 28 % des actifs permanents agricoles en 2023. Amandine souligne que les femmes sont tout aussi capables que les hommes dans ce domaine : « J’ai géré une ferme de A à Z dans le cadre de mon entreprise et ça s’est bien passé. » Bien que des stéréotypes persistent, elle reste optimiste quant à l’évolution des mentalités.
Source : Juliette Patry, Actu.fr, publié le 3 mai 2026.



